L'Agence spatiale russe a réclamé samedi des explications au lendemain d'un report par la Nasa d'une visite aux Etats-Unis de son chef, le nationaliste Dmitri Rogozine connu pour sa rhétorique anti-occidentale.
M. Rogozine devait se rendre aux Etats-Unis en février mais la Nasa, citée dans des médias américains, a annoncé vendredi le report sine die de cette mission. M. Rogozine, nommé en mai 2018 par le président russe Vladimir Poutine, est sur liste noire depuis les sanctions adoptées par les Etats-Unis après l'annexion en 2014 de la Crimée par la Russie.
Dans un communiqué, l'Agence spatiale russe Roskosmos dit "s'attendre à des explications officielles de la position de la Nasa" et souligne que la visite de M. Rogozine était prévue "aux termes d'une invitation reçue antérieurement". L'agence russe formule un avertissement voilé en ajoutant que les préparatifs des discussions sur la coopération avec les Etats-Unis à propos du programme de l'ISS, la Station spatiale internationale, ne sont "pour le moment pas suspendues".
L'exploration spatiale reste l'un des rares exemples de coopération encore fonctionnelle entre la Russie et les Etats-Unis. Les vaisseaux russes Soyouz sont aujourd'hui le seul moyen d'acheminer et de rapatrier les équipages de l'ISS depuis l'arrêt des vols des navettes spatiales américaines.
Selon le quotidien USA Today, la Nasa a annoncé vendredi dans un communiqué avoir informé Roskosmos que la visite de M. Rogozine aurait "besoin d'être reportée" à une nouvelle date "non encore fixée".
Le projet de visite de M. Rogozine au Centre spatial Johnson à Houston avait suscité les protestations de sénateurs américains dont Jeanne Shaheen (démocrate) qui a estimé mercredi dans un communiqué que l'invitation de la Nasa "nuit à notre message" et aux "objectifs de sécurité primordiaux des Etats-Unis".
Cette invitation avait été effectuée après une visite en Russie au mois d'octobre de l'administrateur général de la Nasa Jim Bridenstine, la première depuis sa prise de fonctions. Il avait assisté à l'échec du lancement du Soyouz devant transporter deux spationautes, un Russe et un Américain, contraints de revenir sur Terre.
A l'époque, il avait indiqué à l'agence de presse étatique Tass que la Nasa avait obtenu une levée temporaire des sanctions américaines envers M. Rogozine pour lui permettre de venir aux Etats-Unis.
M. Rogozine avait suggéré après l'imposition des sanctions américaines que les Etats-Unis utilisent des trampolines au lieu des fusées russes pour rejoindre l'ISS. Plus récemment, il a ironisé sur le fait que la Russie pourrait envoyer une mission sur la Lune pour "vérifier" si la Nasa y avait bien fait poser ses engins. Douze astronautes américains ont foulé le sol de la Lune lors de six missions entre 1969 et 1972.
M. Rogozine devait se rendre aux Etats-Unis en février mais la Nasa, citée dans des médias américains, a annoncé vendredi le report sine die de cette mission. M. Rogozine, nommé en mai 2018 par le président russe Vladimir Poutine, est sur liste noire depuis les sanctions adoptées par les Etats-Unis après l'annexion en 2014 de la Crimée par la Russie.Dans un communiqué, l'Agence spatiale russe Roskosmos dit "s'attendre à des explications officielles de la position de la Nasa" et souligne que la visite de M. Rogozine était prévue "aux termes d'une invitation reçue antérieurement". L'agence russe formule un...


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