Le ministre sortant de l’Environnement, Tarek el-Khatib (à droite sur la photo), avait effectué une tournée d’inspection de l’usine Mimosa, à Qaa el-Rim, dans la Békaa, le 17 décembre 2018. Photo ANI
L’Office du Litani a présenté hier un recours contre la décision du juge de libérer sous caution le propriétaire de l’usine de papier hygiénique Mimosa, Wissam Tannoury, soupçonné d’exploitation illégale de biens-fonds publics dans le cadre de l’affaire de la pollution des eaux du Berdawni dans la Békaa.
M. Tannoury, qui est également président du conseil municipal de Qaa el-Rim, devait s’acquitter d’un montant de 26 millions de livres libanaises, selon la décision du juge. Il n’a pas encore été remis en liberté.
Mercredi, le ministre sortant de l’Industrie, Hussein Hajj Hassan, avait annoncé la réouverture temporaire de Mimosa, mise en cause dans la pollution du fleuve Berdawni, dont les eaux avaient viré au noir en raison de composants chimiques qui y ont été déversés. « Il ne s’agit pas d’une décision exceptionnelle. Il revient à l’usine de prendre certaines mesures dans le courant du mois », avait-il déclaré, lors d’une conférence de presse.
Jeudi dernier, un mandat d’arrêt avait été délivré contre M. Tannoury. Deux jours plus tôt, le procureur général financier Ali Ibrahim avait déjà ordonné l’arrestation de ce dernier et de quatre autres propriétaires d’usines de production de fromage situées dans la localité de Marj, dans la Békaa. Ils sont soupçonnés de crimes environnementaux et d’exploitation illégale de biens-fonds publics.
Selon la chaîne LBCI, ces quatre propriétaires ont été libérés après avoir payé une caution de 11 millions de livres chacun.


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15 h 02, le 29 décembre 2018