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Pacte sur les migrations : manifestation d'extrême droite interdite à Bruxelles

AFP
12/12/2018

Une manifestation qui était prévue le 16 décembre à Bruxelles contre le pacte de l'ONU sur les migrations, à l'appel d'un collectif d'organisations d'extrême droite, a été interdite mercredi par les autorités de la ville et de la région.

"Il est hors de question de laisser une marche brune se dérouler à Bruxelles", ont indiqué dans un communiqué commun le bourgmestre Philippe Close et Rudi Vervoort, ministre-président de la région Bruxelles-Capitale.

"Nous avons pris la décision d'interdire tout rassemblement et toute manifestation sur le territoire bruxellois ce dimanche", ont ajouté les deux élus PS.

Les interdictions de manifester sont rares à Bruxelles. Les autorités de la ville, qui est aussi capitale de l'Union européenne, recensent environ 900 manifestations par an.

L'appel à cette "Marche contre Marrakech", en référence à la ville marocaine où le texte onusien a été adopté lundi par plus de 150 pays dont la Belgique, avait été lancé en pleine crise au sein du gouvernement belge sur ce sujet.

Il était soutenu par les jeunes du Vlaams Belang (extrême droite) et une dizaine d'autres organisations de la mouvance identitaire, principalement flamande. Une page Facebook dédiée promettait plus de 10.000 participants.

En annonçant l'interdiction de manifester, générale sur le territoire de la région pour dimanche, MM. Close et Vervoort ont aussi "appelé à la bonne coordination avec les autres grandes villes (Anvers, Charleroi, Gand, Liège ou Malines) afin d'anticiper la venue de fauteurs de trouble dans la capitale".

Non contraignant, le pacte mondial sur les migrations recense des principes - défense des droits de l'homme, des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale - et liste différentes options de coopération - échanges d'information et d'expertises, intégration des migrants etc. Il prône l'interdiction des détentions arbitraires, n'autorisant les arrestations qu'en dernier recours.

Dimanche dernier, les ministres nationalistes flamands de la N-VA ont quitté le gouvernement dirigé par le libéral francophone Charles Michel, car ils refusaient de s'associer au soutien de la Belgique au pacte.

A cinq mois et demi des élections législatives, M. Michel est désormais à la tête d'un gouvernement sans majorité au Parlement. Plusieurs partis d'opposition ont réclamé un vote de confiance à la Chambre des députés pour juger de la capacité du gouvernement à poursuivre son travail.

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