Le journaliste libanais Marcel Ghanem, lors de son émission Kalam el-Nass sur la chaîne LBCI, le 17 novembre 2017. Capture d'écran YouTube/Lebanon & World News
Le tribunal des imprimés à Baabda, présidé par le juge Elie Helou, a fixé au 26 février 2019 la prochaine séance du procès du journaliste vedette Marcel Ghanem, qui sera consacrée à l'étude d'une plainte pour vice de forme présentée par un responsable au sein de la chaîne LBC, Jean Feghali.
A l'issue de la séance de mardi, l'avocat de M. Ghanem, l'ancien député Boutros Harb, a regretté que "des journalistes qui se respectent et respectent leur pays soient traduits en justice". Il a souligné "avoir confiance en la justice, regrettant la plainte pour vice de forme présentée par M. Feghali. M. Harb a encore estimé que cette procédure en justice contre Marcel Ghanem "pour un motif aussi insignifiant est une honte pour la démocratie et pour les Libanais".
Le journaliste vedette est poursuivi en justice depuis novembre 2017 pour avoir laissé s'exprimer dans son émission sur la LBCI un journaliste saoudien, qui s'était livré à des attaques en règle contre le président de la République Michel Aoun, le président du Parlement Nabih Berry, et le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil, les accusant d'être "partenaires du Hezbollah dans le terrorisme". Ayant bénéficié du soutien de la LBCI, il avait été interrogé avant d'être maintenu en liberté sous caution d'élection de domicile. Le premier juge d'instruction au Mont-Liban, Nicolas Mansour, avait émis en avril 2018 un non-lieu dans l'affaire de M. Ghanem --qui depuis a rejoint la MTV-- et a décidé de renvoyer l'affaire devant le tribunal des imprimés.

