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Le ministre libanais sortant de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, a assuré que Saad Hariri, Premier ministre désigné et chef du Courant du Futur dont M. Machnouk est membre, ne se récusera pas, alors que la mise sur pied du cabinet traîne depuis mai dernier, au lendemain des élections législatives.
"Il faut rester solidaires de Saad Hariri car la situation économique du pays est très mauvaise", a prévenu M. Machnouk, lors d'une conférence pour le développement de Beyrouth, dans des propos rapportés dimanche par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
"Saad Hariri ne se récusera pas pour la formation du gouvernement, il ne jettera pas l'éponge et ne changera pas ses positions, quelles que soient les pressions exercées sur lui. (...) Nous sommes avec lui en toutes circonstances car la formation du gouvernement est indispensable, indépendamment des obstacles", a ajouté Nouhad Machnouk.
Saad Hariri n'a toujours pas réussi à former son gouvernement depuis qu'il a été désigné en mai dernier au lendemain des élections législatives. Le dernier obstacle en date est celui de l'inclusion d'un ministre sunnite proche du Hezbollah et du régime syrien de Bachar el-Assad, une demande catégoriquement refusée par M. Hariri.
Une polémique autour des attributions du président de la République, Michel Aoun, et celles du Premier ministre désigné a éclaté vendredi. Le chef de l'Etat, Michel Aoun, ayant fait savoir qu'il pourrait bientôt s'adresser au Parlement pour débloquer la crise gouvernementale.
Le ministre sortant des Affaires étrangères et chef du Courant patriotique libre (CPL, fondé par le préisdent Aoun) Gebran Bassil, mandaté par le chef de l'Etat pour tenter de trouver un compromis, a récemment avancé l’idée, soutenue par le président de la Chambre, Nabih Berry, d’élargir à 32 la formule d’un cabinet de trente ministres. Cette proposition a été carrément rejetée par Saad Hariri.

