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Joakim Noah au rebond chez les Memphis Grizzlies

Basket-ball / NBA – Focus

Le fils de l’ancien joueur de tennis Yannick Noah, âgé de 33 ans, a vécu une expérience catastrophique avec les New York Knicks, accumulant d’improbables déconvenues.

OLJ
06/12/2018 | 00h00

Du no man’s land de la NBA à l’une des équipes surprises du début de saison : à 33 ans, après une expérience catastrophique à New York, Joakim Noah peut rebondir à Memphis dans une franchise à la philosophie défensive qui semble faite pour lui.

Il y a moins de deux mois, quand les New York Knicks l’ont officiellement libéré après deux saisons désastreuses, pour beaucoup, sa carrière était terminée. À New York, la ville où il a grandi, Noah a en effet dilapidé une très grosse partie du crédit qu’il avait amassé d’abord dans le prestigieux championnat universitaire (NCAA), où il a remporté deux titres consécutifs (2006 et 2007) avec les Florida Gators, puis sous le maillot des Chicago Bulls (2007 à 2016), où il est devenu l’un des meilleurs défenseurs de la NBA. « Je suis simplement heureux qu’une équipe croie en moi et me donne ma chance. Les deux dernières années ont été difficiles, ce n’était pas évident que je me retrouve à nouveau en position de jouer », a reconnu le nouveau n° 55 des Memphis Grizzlies.

Grit and grind

Son passage chez les Knicks est une accumulation improbable de déconvenues : blessure à un genou en février 2017, suspension pour dopage le mois suivant, altercation avec l’entraîneur en janvier 2018 et exclusion de l’équipe.

Pire, pour les supporteurs de la franchise new-yorkaise, Noah, à qui le très respecté Phil Jackson, alors président des Knicks, avait fait signer un contrat mirobolant de 72 millions de dollars sur quatre ans, va être payé jusqu’en 2021 par son ancienne équipe qui lui doit encore 37,8 millions de dollars. Sans compter que le pivot, fils de l’ancien joueur de tennis Yannick Noah, a peu joué avec les Knicks (53 matches, 19,9 minutes par match) pour un rendement réduit (4,6 points et 7,9 rebonds en moyenne). Il faut même remonter à 2013-2014, exercice à l’issue duquel il a été sacré meilleur défenseur de la NBA, pour trouver trace de sa dernière saison pleine, sans blessures. Autant dire une éternité...

Malgré ce passif et ce passé, Memphis n’a pas hésité à tenter le pari Noah en lui faisant signer un contrat jusqu’à la fin de la saison avec le salaire minimum (1,73 million de dollars pour un joueur de son expérience). Les Memphis Grizzlies, qui ont brièvement viré en tête de la très relevée conférence Ouest à la mi-novembre avant de rentrer dans le rang (6es, 13v-9d), l’ont recruté pour permettre à leur pivot espagnol Marc Gasol de souffler. Et aussi pour apporter sa rage de vaincre et son agressivité en défense, ou, pour reprendre le slogan qui résume depuis plusieurs saisons le jeu des Grizzlies, sa « grit and grind ». « Joakim est l’un de ces joueurs qui correspondent à notre système de jeu, notre style, notre mentalité. Il incarne ce que “grit and grind” veut dire, on est très heureux de l’avoir parmi nous », s’est réjoui Mike Conley, l’un des joueurs vedettes des Memphis Grizzlies.

Bonne influence

La franchise du Tennessee ne pratique pas le basket-ball fluide et spectaculaire des Golden State Warriors, les doubles champions en titre. Cela tombe bien pour Noah, dont le shoot peu orthodoxe est régulièrement moqué par les puristes : il n’a jamais marqué en match de paniers à trois points, l’arme fatale des Warriors, et a fini sa meilleure saison avec 12,6 points par match. Joakim Noah sait que son rôle sur le terrain et son temps de jeu seront limités : « Je me sens prêt, j’ai travaillé très dur pour avoir cette opportunité (...). Je veux juste répondre présent pour mon équipe et être une bonne influence », a-t-il insisté.

Alors que les Memphis Grizzlies recevaient les Los Angeles Clippers hier soir (ce matin à l’aube à Beyrouth), il faudra sans doute encore attendre pour voir Noah faire ses débuts officiels sur le parquet. « Je veux lui donner le temps de se sentir à l’aise », a prévenu son nouvel entraîneur, J.B. Bickerstaff.

Jérôme RASETTI/AFP

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