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Dernières Infos - Liban

Formation du gouvernement : "inquiétude" des évêques maronites

Réunion des évêques maronites, mercredi 5 décembre 2018, à Bkerké. Photo ANI

Les évêques maronites ont fait part mercredi de leur "inquiétude" au sujet du retard dans la formation du gouvernement du Premier ministre désigné, Saad Hariri, alors que la mise sur pied du cabinet traîne depuis mai dernier en raison des revendications des différentes formations politiques.

"Nous sommes inquiets face à l'absence du moindre espoir de voir former le gouvernement, à cause des formations politiques qui restent attachées à leurs revendications alors les crises économiques et sociales s'aggravent", ont fait savoir les évêques, à l'issue de leur réunion mensuelle qui s'est tenue au siège patriarcal de Bkerké.

"Il n'y a pas d'excuse qui puisse justifier le retard dans la formation du gouvernement", ont-ils estimé.

Au stade actuel, c'est le l'"obstacle sunnite" qui entrave la formation du gouvernement. Six députés sunnites proches du Hezbollah et du régime syrien de Bachar el-Assad réclaement un portefeuille ministériel, une demande que refuse Saad Hariri.

Par ailleurs, les évêques maronites ont une nouvelle fois appelé à un retour des réfugiés syriens chez eux sans attendre une solution politique au conflit qui embrase la Syrie depuis 2011.

"Le Liban ne peut plus supporter le fardeau des déplacés syriens, et continue de réclamer une politique juste qui consiste à dissocier la solution politique en Syrie du retour nécessaire des déplacés chez eux", ont affirmé les évêques.

Le Liban, qui accueille environ un million de réfugiés syriens, organise depuis le début de l'année des retours collectifs de réfugiés dans leur pays, en coordination avec les autorités syriennes. Quelque 8.000 personnes ont déjà regagné la Syrie dans le cadre de ces retours coordonnés, selon un décompte de l'AFP basé sur les chiffres officiels.



Les évêques maronites ont fait part mercredi de leur "inquiétude" au sujet du retard dans la formation du gouvernement du Premier ministre désigné, Saad Hariri, alors que la mise sur pied du cabinet traîne depuis mai dernier en raison des revendications des différentes formations politiques."Nous sommes inquiets face à l'absence du moindre espoir de voir former le gouvernement, à cause des formations politiques qui restent attachées à leurs revendications alors les crises économiques et sociales s'aggravent", ont fait savoir les évêques, à l'issue de leur réunion mensuelle qui s'est tenue au siège patriarcal de Bkerké."Il n'y a pas d'excuse qui puisse justifier le retard dans la formation du gouvernement", ont-ils estimé.Au stade actuel, c'est le l'"obstacle sunnite" qui entrave la formation du gouvernement. Six...