Des croix gammées et une inscription antisémite dans le bureau d'une professeure de l'université Columbia, spécialiste de l'Holocauste: c'est le dernier acte antisémite en date sur lequel enquête la police new-yorkaise, témoin de la multiplication de ces délits dans la métropole américaine.
La police new-yorkaise a confirmé jeudi avoir ouvert une enquête après que la professeure Elizabeth Midlarsky, eut découvert ces graffitis en entrant dans son bureau mercredi. "J'ai ouvert la porte et je me suis presque évanouie", a déclaré à CNN Mme Midlarsky, 77 ans. "Je tremblais tellement, je n'étais pas sûre de pouvoir tenir."
La police a indiqué n'avoir identifié aucun suspect à ce stade, et avoir confié l'enquête à son unité spécialisée dans les crimes motivés par la haine.
"Nous sommes scandalisés et horrifiés par cet acte d'agression et l'utilisation de symboles antisémites ignobles contre un membre respecté de notre communauté", a réagi Thomas Bailey, président du "Teachers College", l'institut de formation de professeurs dont dépend Mme Midlarsky.
La fusillade de la synagogue de Pittsburgh, qui a fait 11 morts le 27 octobre, la plus sanglante attaque contre des juifs jamais enregistrée aux Etats-Unis, a dramatiquement souligné la montée de l'antisémitisme dans ce pays depuis 2016.
A New York, une ville qui compte plus d'un million de juifs, les incidents de vandalisme antisémites se sont multipliés ces derniers mois.
Début novembre, une soirée électorale organisée dans une synagogue de Brooklyn avait été annulée après que la police eut retrouvé plusieurs graffitis dans le bâtiment.
En février dernier, l'Anti-Defamation League, une organisation qui lutte contre l'antisémitisme et les discriminations, avait publié un rapport recensant une hausse de 57% des incidents antisémites aux Etats-Unis en 2017, la plus forte augmentation annuelle enregistrée depuis les années 1970.


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