La première image capturée de Mars par la sonde Insight qui vient d’atterrir sur le sol de la planète rouge. AFP/NASA/JPL-Caltech/HO
« Atterrissage confirmé ! » La sonde InSight de la NASA s’est posée comme prévu à la surface de Mars après sept ans de travail, sept mois de voyage dans l’espace et sept minutes d’angoisse durant sa périlleuse descente.
Explosions de joie et embrassades ont soudainement remplacé les sourires crispés au centre de contrôle de la mission situé au Jet Propulsion Laboratory (JPL) à Pasadena (Californie). « C’était intense ! » s’est exclamé Jim Bridenstine, le patron de la NASA. InSight est le premier engin à se poser sur Mars depuis six ans.
De l’entrée dans l’atmosphère martienne et ses tempêtes de poussière jusqu’au contact avec le sol, tout était préprogrammé. Et toutes les délicates phases d’entrée dans l’atmosphère martienne se sont déroulées conformément aux prévisions.
Un programme de travail chargé attend la sonde. Elle doit écouter l’intérieur de Mars pour tenter de comprendre l’épaisseur et la composition du sol, de la croûte jusqu’au noyau, dont on ignore s’il est liquide ou solide. Des connaissances qui permettront de mieux comprendre la formation de la planète, il y a des milliards d’années, et par conséquent de la Terre, seule planète rocheuse dont nous avons réellement étudié l’intérieur jusqu’à présent.
Le dernier appareil à avoir réussi à atterrir sur Mars est le véhicule Curiosity de la NASA, le seul encore actif sur cette planète voisine de notre Terre. Seuls les États-Unis ont réussi à y poser des robots. L’URSS a écrasé plusieurs atterrisseurs, tout comme les Européens tout récemment en 2016.


Pendant ce temps, nous pataugeons dans l'obscurité à essayer de trouver le switch électrique...
13 h 16, le 27 novembre 2018