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Liban

Les prélats catholiques s’indignent : L’UL est submergée par le sectarisme le plus étroit

« L’Université libanaise, créée pour être une université nationale par excellence au service de la grande majorité de la jeunesse libanaise aspirant à des études universitaires, est submergée par le sectarisme religieux le plus étroit, au point qu’on peut parler d’accaparement et d’exclusion. » C’est le cri d’alarme que vient de lancer l’Assemblée des patriarches et des évêques catholiques au Liban (Apecl) à l’issue de son synode annuel à Bkerké, clôturé vendredi. Et les dignitaires religieux chrétiens de s’indigner « des atteintes à la liberté au sein de l’UL, de la violation du principe consensuel qui préside à sa gestion, du grave déséquilibre communautaire qui s’y manifeste et des ingérences flagrantes de certains partis dans les affaires purement académiques ».

Dans ce contexte, les patriarches et évêques exigent l’application des décisions du Conseil des ministres en date du 5 mai 2008 prévoyant la création de campus universitaires autonomes dans les diverses régions ; campus dont l’action serait coordonnée par un conseil supérieur de l’enseignement supérieur public.

Dans les faits, il semble que le cri d’alarme du synode de l’Apecl suive l’annonce de la démission d’un doyen de la première section de l’UL, après la nomination par le président de l’université, Fouad Ayoub, de 12 professeurs, alors même que le doyen n’en avait pas fait la demande, que certains des professeurs nommés n’ont pas de doctorat et en contravention d’une recommandation du conseil de l’UL en faveur de l’arrêt de tout recrutement ; ce que les secondes sections de l’UL (qui se trouvent dans les régions chrétiennes) ont respecté.

« L’Université libanaise, créée pour être une université nationale par excellence au service de la grande majorité de la jeunesse libanaise aspirant à des études universitaires, est submergée par le sectarisme religieux le plus étroit, au point qu’on peut parler d’accaparement et d’exclusion. » C’est le cri d’alarme que vient de lancer l’Assemblée des patriarches et des évêques catholiques au Liban (Apecl) à l’issue de son synode annuel à Bkerké, clôturé vendredi. Et les dignitaires religieux chrétiens de s’indigner « des atteintes à la liberté au sein de l’UL, de la violation du principe consensuel qui préside à sa gestion, du grave déséquilibre communautaire qui s’y manifeste et des ingérences flagrantes de certains partis dans les affaires purement...
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