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Sport - Championnat Du Monde Des Rallyes

Sacré hier, Ogier réalise la passe de six à l’expérience

Latvala remporte la dernière manche de la saison, en Australie, et offre le titre des constructeurs à Toyota.

Désormais six fois champion du monde des rallyes, Sébastien Ogier se rapproche à grands pas des neuf titres de Sébastien Loeb, chose quasiment impensable il y a six ans. William West/AFP

Désormais six fois champion du monde des rallyes, Sébastien Ogier a fait parler hier son expérience pour faire craquer ses rivaux, Thierry Neuville et Ott Tänak, tous deux poussés à la faute dans un rallye d’Australie remporté par Jari-Matti Latvala. « Quelle saison incroyable ! Ça a été très serré, avec des hauts et des bas », s’est félicité Ogier, qui a dédié ce triomphe à son épouse, la présentatrice de télévision allemande Andrea Kaiser. « Il n’y a pas si longtemps, on se disait que le titre serait dur à remporter, mais on n’a jamais baissé les bras », a-t-il affirmé aux côtés de son copilote Julien Ingrassia.

Le dénouement d’une des saisons les plus passionnantes depuis 15 ans était attendu par beaucoup lors de la 24e et dernière spéciale (ES24) de cette 13e et ultime manche. Mais la lutte pour le titre des pilotes a finalement rendu son verdict juste avant cette Power Stage et ses points bonus. Neuville (Hyundai), alors 8e au classement, a abandonné dans l’ES22, roue arrachée suite à une sortie de route, puis Tänak (Toyota) l’a imité, alors qu’il était 2e, dans la spéciale suivante, sa transmission abîmée après un contact avec un arbre. Ogier (M-Sport/Ford), qui se contentait de conserver une 6e place synonyme de sacre, même si Tänak s’imposait, a donc été titré entre deux spéciales, ce qui l’a empêché de pleinement savourer sur le moment, selon ses dires.

La pluie, tombée en abondance dans la nuit de samedi, a transformé plusieurs sections des chemins en terre de Nouvelle-Galles du Sud en flaques de boue plus ou moins profondes, un revêtement très piégeux dont Ogier se méfiait énormément. Neuville et Tänak avaient, eux, déjà commis plusieurs erreurs avant de se retrouver éliminés de l’épreuve. « Nous avons tout donné et on a pris des risques pour essayer de remporter le titre », a affirmé Neuville qui, en septembre, se donnait « 75 % de chance » d’être champion.

Régularité décisive

Balayant la route vendredi, Ogier a été au contraire irréprochable, se permettant de gérer après la crevaison de Neuville. Capitalisant sur l’expérience de ses cinq précédents titres, il avait pressenti après son succès en janvier au Monte-Carlo que « la régularité » serait une nouvelle fois décisive en 2018. Ogier n’est d’ailleurs pas le pilote qui a remporté le plus de spéciales durant la saison : il a gagné trois rallyes lors des quatre premières manches, mais a traversé une période difficile lors des six épreuves suivantes. Début octobre, son succès en Grande-Bretagne, arraché en dépit d’une voiture pas vraiment au point, l’a complètement relancé car il s’en était beaucoup voulu de sa sortie de route en Turquie.

« C’est beaucoup d’émotion pour toute l’équipe », a expliqué son patron Malcolm Wilson, les larmes aux yeux, avant la dernière spéciale marquant la fin de deux ans de collaboration avec Ogier. « Les voir revenir au sommet, c’est quelque chose d’incroyable que je n’oublierai jamais, alors qu’ils étaient 3es au général après la Turquie » à la mi-septembre, a souligné l’ancien pilote de rallye. Chose quasiment impensable il y a six ans, Ogier se rapproche à grands pas des neuf titres de Sébastien Loeb, conquis consécutivement entre 2004 et 2012 avec Citroën.

De son côté, Toyota a conquis le titre des constructeurs, son premier depuis 1999. Grâce au succès de Latvala devant Hayden Paddon (Hyundai) et Mads Ostberg (Citroën), l’équipe dirigée par Tommi Mäkinen a battu Hyundai après une éclipse de 18 ans qui l’a vu revenir en WRC l’an passé. Les cadres de Toyota arboraient des sourires ravis, contrairement à ceux de Hyundai, bredouille après cinq ans de lourds investissements.

Neuville, visiblement désemparé, est devenu pour la 4e fois le dauphin d’Ogier, qu’il a très sportivement félicité. Il espère enfin le battre l’an prochain. Ogier, lui, relèvera l’an prochain chez Citroën un nouveau défi : refaire gagner l’écurie, sevrée de titre depuis 2012. Rendez-vous est pris dans deux mois, au rallye Monte-Carlo.

Source : AFP

Désormais six fois champion du monde des rallyes, Sébastien Ogier a fait parler hier son expérience pour faire craquer ses rivaux, Thierry Neuville et Ott Tänak, tous deux poussés à la faute dans un rallye d’Australie remporté par Jari-Matti Latvala. « Quelle saison incroyable ! Ça a été très serré, avec des hauts et des bas », s’est félicité Ogier, qui a dédié ce triomphe à son épouse, la présentatrice de télévision allemande Andrea Kaiser. « Il n’y a pas si longtemps, on se disait que le titre serait dur à remporter, mais on n’a jamais baissé les bras », a-t-il affirmé aux côtés de son copilote Julien Ingrassia.Le dénouement d’une des saisons les plus passionnantes depuis 15 ans était attendu par beaucoup lors de la 24e et dernière spéciale (ES24) de cette 13e et ultime...
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