Plus d’un an après la condamnation à la peine capitale des assassins du président Bachir Gemayel, la Cour de justice se réunit aujourd’hui, pour prononcer son jugement dans l’affaire de l’assassinat de deux cadres du parti Kataëb, Nasri Marouni et Salim Assi, le 20 avril 2008, à Zahlé.
Les deux cadres avaient été tués en marge de la cérémonie d’inauguration d’une nouvelle permanence du parti Kataëb, dans le quartier de Hoch el-Zaraané. Les principaux accusés du double meurtre, jugés par contumace, sont deux frères, Joseph et Tohmé Zouki, qui faisaient partie de l’escorte du député disparu Élie Skaff, leader du Bloc populaire à Zahlé. Les deux prévenus s’étaient, à l’époque, réfugiés en Syrie. Ils sont passibles de la peine de mort. La Cour de justice a ordonné l’arrestation d’un troisième suspect, Walid Zouki, dont l’incarcération définitive ou la libération attend la parution du jugement.À la veille du jugement, le frère de l’une des victimes du drame, l’ancien député Élie Marouni, s’est félicité de la parution, même tardive, du jugement dans cette affaire, tout en formulant l’espoir que la sentence ne se limitera pas à être prononcée, mais que les deux coupables seront activement recherchés et arrêtés.Sur la possibilité d’une réconciliation avec la présidente du Bloc populaire, Myriam Skaff, M. Marouni a fait preuve d’ouverture. « Quand le député Élie Skaff est décédé, a-t-il rappelé, j’ai présenté mes condoléances à travers la presse, en affirmant que cette page avait été tournée, car c’est à lui que nous en voulions ; nous avons même annoncé que nous ne le poursuivrions pas comme instigateur. Une fois que le jugement sera prononcé, et comme a pardonné Sleiman Frangié, nous serons ouverts à toutes les démarches positives qui servent Zahlé et sa population. Nous pensons d’ailleurs que ses intentions ( à Myriam Skaff) sont positives, et nous la retrouverons sur ce chemin. »


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