Le bloc du Futur réuni hier sous la présidence de Bahia Hariri. Photo ANI
Le bloc parlementaire du Futur a critiqué hier la revendication des sunnites pro-8 Mars, soutenus par le Hezbollah, qui réclament un portefeuille dans le prochain gouvernement, estimant qu’il s’agit d’une « demande rédhibitoire » visant à empêcher la formation du cabinet. « Ce qui renforce ce sentiment, c’est que les parties réclamant leur représentation savaient dès le départ qu’une telle revendication allait être rejetée par le Premier ministre désigné, Saad Hariri, et par un grand nombre de Libanais et blocs parlementaires », a souligné le bloc du Futur dans un communiqué publié à l’issue de sa réunion hebdomadaire, présidée par la députée Bahia Hariri.
Le bloc du Futur a affirmé que M. Hariri était « parvenu à une formation gouvernementale toute prête, mais l’invention d’une nouvelle condition rédhibitoire est intervenue dans le but de stopper le processus de formation » du cabinet. M. Hariri, qui refuse la présence d’un sunnite pro-8 Mars au sein de son gouvernement, se trouve actuellement à Paris où il aurait décidé de prolonger son séjour. Le bloc a également salué la position du chef de l’État, Michel Aoun, qui a critiqué la revendication des sunnites « indépendants ».


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