Sleiman Frangié a reçu à Zghorta des proches des victimes du massacre d’Ehden. Photo ANI
Le chef des Marada, Sleiman Frangié, s’est entretenu hier avec des proches des victimes du massacre d’Ehden en juin 1978, au cours duquel l’ancien ministre et député Tony Frangié, son épouse Véra et leur fille Jihane ont été tués en même temps que 23 autres personnes, dans le cadre du conflit qui opposait en ce temps-là les Marada et les Kataëb, dont Samir Geagea était déjà un cadre militaire. Cette réunion, qui a eu lieu en présence de Tony Frangié et d’Estéphan Doueihy, députés de Zghorta, était axée sur les développements au sujet des contacts en cours avec les Forces libanaises.
Une rencontre entre Samir Geagea, chef des FL, et Sleiman Frangié pourrait avoir lieu à tout moment. Selon des sources bien informées, la rencontre restera entourée du plus grand secret, elle ne serait pas ouverte à la couverture médiatique et serait probablement révélée a posteriori. Une telle rencontre au sommet des deux partis viendrait couronner des mois de contacts en vue d’aplanir les obstacles qui empêchaient, jusque-là, une collaboration réelle entre ces deux formations, fortement implantées au Liban-Nord.
Dans ce cadre, le chef des Marada a expliqué à ses visiteurs que ladite rencontre sera le résultat naturel de la réconciliation qui a eu lieu à Bkerké, sans qu’elle ne porte atteinte, en aucune sorte, à la dignité des victimes et de leurs proches. Il a par ailleurs affirmé que « l’ouverture n’est pas un signe de faiblesse, mais plutôt de force », soulignant qu’il œuvrerait toujours selon les constantes de son parti.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine