La Bourse saoudienne est repartie à la hausse lundi matin, au lendemain d'une sévère chute sur fond de tensions entre les Etats-Unis et Riyad, menacé par Donald Trump d'un "châtiment sévère" si l'implication de l'Arabie saoudite dans la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi était avérée.
Deux heures après l'ouverture de la séance, l'indice Tadawul All-Shares Index (Tasi) affichait une hausse de 1,8%. Dimanche, le Tasi avait plongé de 7%, avant de se reprendre et de terminer la séance à -3,5%. Cette dégringolade avait entraîné la perte de l'ensemble des gains de 2018, et constitué la pire chute en trois ans.
Le marché saoudien, le plus important du monde arabe, réagissait en particulier aux propos de Donald Trump, qui a estimé possible samedi l'implication de Riyad dans la disparition de Jamal Khashoggi, entré le 2 octobre dans le consulat de son pays à Istanbul pour ne plus réapparaître depuis.
Si Riyad est responsable, il y aura "un châtiment sévère", avait averti le président américain.
L'Arabie saoudite, qui dément catégoriquement toute implication dans l'éventuel meurtre du journaliste, a réagi en promettant de "plus grandes" sanctions en cas de mesure hostile à son encontre.
A Tokyo, l'affaire Khashoggi a continué à peser sur la confiance des investisseurs. L'action boursière du géant japonais des télécoms SoftBank Group a dévissé de près de 7% lundi.
SoftBank Group et Ryad sont à la tête d'un énorme fonds d'investissement technologique, le SoftBank Vision Fund. Près de la moitié de la dotation, estimée à 100 milliards de dollars, provient d'un fonds souverain de Ryad.

