Le tribunal militaire a condamné hier à mort par contumace Sirajeddine Zreikat, un chef du groupuscule fondamentaliste des Brigades Abdallah Azzam, qui a revendiqué des attentats anti-iraniens au Liban, et condamné à des peines allant jusqu’aux travaux forcés à perpétuité 17 islamistes syriens et libanais, parmi lesquels le Syrien Imad Jomaa, dont l’arrestation avait provoqué les combats contre l’armée libanaise à Ersal, dans la Békaa, en août 2014.
Sirajeddine Zreikat était le porte-parole des Brigades Abdallah Azzam, qui ont notamment revendiqué la double attaque-suicide contre le siège de l’ambassade d’Iran à Beyrouth, en novembre 2013, qui avait fait 25 morts, et contre le Centre culturel iranien à Bir Hassan en février 2014 qui avait fait six morts. Le groupe avait affirmé vouloir se venger à cause de l’implication du Hezbollah dans les combats en Syrie.
Deux autres Syriens et deux Libanais en cavale ont été condamnés aux travaux forcés à perpétuité.
Imad Jomaa, ainsi que cinq de ses compatriotes, ont été condamnés à vingt ans de travaux forcés et ont été privés de leurs droits civiques, tout en étant contraints de payer, chacun, une amende de 1,4 million de livres libanaises. Le Syrien Ahmad Mohieddine Hammoud et le Libanais Khaled Hojeiry ont eux été condamnés à dix ans de travaux forcés, déchus de leurs droits civiques et contraints à payer une amende de 1,4 million de livres. D’autres accusés syriens et un Libanais ont également été condamnés à cinq ans de travaux forcés.
Enfin, le tribunal militaire a décidé de séparer le dossier du détenu Moustapha Hojeiry, alias « Abou Takiyé », de ceux des islamistes condamnés hier. Il sera auditionné le 8 décembre prochain.
Moustapha Hojeiry, impliqué dans l’enlèvement des militaires libanais à Ersal en 2014, avait été arrêté en novembre 2017.


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