L’adaptation provisoire des réfugiés et déplacés dans les sociétés hôtes et le rapatriement dans des conditions humanitaires et sécuritaires dignes de la personne humaine étaient au cœur d’une rencontre toute récente de Mireille Girard, représentante du Haut-Commissariat des réfugiés au Liban (HCR), et Souraya Bechealany, secrétaire générale du Conseil des Églises du Moyen-Orient (CEMO). La rencontre s’est tenue au bureau de la secrétaire générale du CEMO, dans le contexte d’une discussion centrée sur les besoins des réfugiés et déplacés, une cause devenue aujourd’hui de première importance dans le monde entier.
« Je suis très consciente des efforts déployés par le HCR dans le monde entier pour accompagner les 62,5 millions de réfugiés et déplacés du monde entier. Je lance un appel, non seulement à soutenir leur aide humanitaire, mais aussi à déployer tous les efforts pour mettre un terme aux conflits, voire pour éviter ceux qui causent le déplacement forcé », a déclaré à ce sujet Mme Bechealany, qui a souligné l’importance d’une assistance respectueuse de « la dignité » des réfugiés.
« Le Conseil des Églises du Moyen-Orient est engagé à défendre les groupes sociaux les plus marginalisés, les migrants et les réfugiés. Avec nos partenaires locaux, régionaux et internationaux, nous avons des programmes d’intervention humanitaire auprès des réfugiés et des déplacés, au Liban, en Syrie, en Irak, en Jordanie et en Palestine. Nous œuvrons pour protéger les droits de ces personnes, qui sont des frères et sœurs dans l’humanité, créés à l’image et à la ressemblance de Dieu », a-t-elle ajouté.
Objectifs communs
« Notre travail œcuménique est essentiellement au service de la personne humaine, sans aucune discrimination en cela, nous partageons avec les Nations unies et avec le HCR des objectifs communs », a-t-elle enchaîné, tout en soulignant que tout rapatriement doit se faire « conformément aux normes internationales où seraient prévues des garanties légales, sécuritaires, économiques et sociales ».
De son côté, Mme Girard a souhaité que la coopération entre le HCR et le CEMO apporte un soulagement « autant aux réfugiés vulnérables qu’à la communauté libanaise ».
Pour le HCR, a-t-elle souligné, « assister les (groupes) vulnérables au Liban à vivre dans la dignité est d’une grande importance ». Mme Girard a évoqué le partenariat de longue date qui existe entre le HCR et le Conseil des Églises du Moyen-Orient, qui unissent leurs efforts « depuis des décennies pour fournir une aide humanitaire au Liban ». « Bien que le HCR soit une organisation laïque, notre partenariat avec les organisations religieuses n’est pas nouveau. Nous avons compris très tôt, depuis la création du HCR, que ce partenariat est essentiel pour une interaction efficace. »
Et d’ajouter : « Les organisations religieuses peuvent jouer un rôle-clé tout au long du cycle de déplacement des réfugiés, allant de la prévention des crises au soutien en exil, voire même au rapatriement et à la réintégration en toute sécurité dans leur pays ou encore à la réinstallation dans un autre pays. »
Mme Girard a conclu son intervention par une citation du pape François, prononcée à l’origine par le pape Jean-Paul II : « Aucune institution d’aide humanitaire à elle seule ne peut se substituer à un cœur humain, ni à la compassion humaine. »


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