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Entretien du médiateur de l'ONU avec un chef séparatiste yéménite

L'envoyé spécial de l'ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, a rencontré le chef des séparatistes du sud jeudi à Abou Dhabi, au lendemain d'un appel de ce mouvement à un "soulèvement pacifique" contre le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi.

Le Conseil de transition du sud (STC), favorable à l'indépendance du sud du Yémen qui était un Etat à part avant 1990, a accusé mercredi le gouvernement Hadi d'incompétence, alors que le riyal ne cesse de chuter, provoquant une flambée des prix dans ce pays en guerre.

Le STC et le gouvernement sont théoriquement dans le même camp contre les rebelles houthis du nord, mais leurs forces se sont affrontées à Aden en janvier. Le STC est appuyé par les Emirats arabes unis et M. Hadi par l'Arabie saoudite.

Riyad et Abou Dhabi font partie de la même coalition anti-rebelles qui intervient militairement au Yémen depuis mars 2015.

Le chef du STC Aidarous al-Zoubeidi et Martin Griffiths "ont discuté des efforts de l'envoyé de l'ONU pour relancer les pourparlers (de paix) et de la participation du Conseil de transition du sud aux futures négociations", a déclaré le mouvement séparatiste dans un communiqué.

Les discussions ont aussi porté sur "l'effondrement économique" dû aux actions du "gouvernement corrompu", a ajouté ce texte.

Dès mercredi, le gouvernement avait appelé le "soi-disant Conseil de transition à abandonner" ses projets de contestation, affirmant que "toute émeute ne ferait que porter atteinte à la sécurité et à l'unité du Yémen" et "bénéficierait aux conspirateurs houthis et à leurs alliés iraniens".

Seuls le gouvernement et les houthis avaient été invités à une session de pourparlers le 6 septembre qui ne s'est toutefois pas tenue. Le STC avait regretté de ne pas avoir été associé à ce processus.

La guerre au Yémen a éclaté quand les houthis, issus de la minorité zaïdite (branche du chiisme) très présente dans le nord, sont entrés dans la capitale Sanaa en septembre 2014. Ils se sont progressivement emparés de vastes régions du pays, provoquant en mars 2015 l'intervention de la coalition sous commandement saoudien.

Le conflit a fait quelque 10.000 morts selon l'Organisation mondiale de la santé.

L'envoyé spécial de l'ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, a rencontré le chef des séparatistes du sud jeudi à Abou Dhabi, au lendemain d'un appel de ce mouvement à un "soulèvement pacifique" contre le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi. Le Conseil de transition du sud (STC), favorable à l'indépendance du sud du Yémen qui était un Etat à part avant 1990, a accusé mercredi le gouvernement Hadi d'incompétence, alors que le riyal ne cesse de chuter, provoquant une flambée des prix dans ce pays en guerre. Le STC et le gouvernement sont théoriquement dans le même camp contre les rebelles houthis du nord, mais leurs forces se sont affrontées à Aden en janvier. Le STC est appuyé par les Emirats arabes unis et M. Hadi par l'Arabie saoudite. Riyad et Abou Dhabi font partie de la même coalition...