Le ministre sortant des Travaux publics et des Transports, Youssef Fenianos, a annoncé mercredi que "le Conseil du développement et de la reconstruction (CDR) a transféré 18 millions de dollars à dépenser en fonction des priorités et des projets de l'aéroport" international de Beyrouth, où plusieurs couacs se sont produits cet été.
La première phase du plan commandé en mars au cabinet de conseil en ingénierie Dar el-Handassah par le ministère des Travaux publics prévoit de rénover les bâtiments existants, d'une capacité actuelle d'entre 4 et 6 millions de passagers, pour leur permettre d'accueillir 8 millions de passagers par an. La seconde consistera à construire de nouveaux bâtiments, pour augmenter la capacité de 2 millions de passagers annuels supplémentaires. À terme, le plan général de développement de l'AIB prévoit de faire passer sa capacité à 20 millions de passagers par an, selon un calendrier et pour une enveloppe qui restent à confirmer.
"Ce qui s'est passé à l'aéroport n'était pas intentionnel de la part de la société internationale de télécommunication aéronautique (SITA), c'est quelque chose qui se passe dans tous les aéroports du monde", a par ailleurs affirmé M. Fenianos depuis l'aéroport, en présence d'une délégation de la Banque mondiale.
Une panne du système informatique avait paralysé début septembre pendant plusieurs heures l’aéroport international de Beyrouth provoquant un chaos infernal. La SITA, qui gère l’ensemble du système de l'aéroport, avait alors présenté ses excuses.

