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Liban : un internaute arrêté depuis deux semaines pour un message contre Hariri

Des agents des Forces de sécurité intérieure. Photo d'archives AFP

Un internaute libanais est détenu depuis deux semaines par les Forces de sécurité intérieure (FSI) en raison d'un message hostile au Premier ministre désigné, Saad Hariri, rapporte vendredi le quotidien anglophone Daily Star.

Selon le journal, Walid Radwan a été arrêté le 15 septembre à Tripoli, au Liban-Nord, en raison visiblement d'un message publié sur Facebook dans lequel il s'en prend au Premier ministre désigné et à son père, l'ex-chef du gouvernement Rafic Hariri, assassiné dans un attentat à la bombe en 2005.

Le 14 septembre, Walid Radwan a posté une photo du député Nawaf Moussaoui (membre du Hezbollah) dans laquelle ce dernier pose devant un portrait de Moustapha Badreddine, le principal accusé mis en cause par le Tribunal spécial pour le Liban et décrit comme le "cerveau" de l'attentat. Dans une légende accompagnant la photo, Walid Radwan a écrit à l'adresse de Saad Hariri : "Cheikh Saad, nous avons tué (Rafic) Hariri et nous en sommes fiers. Nous nous en réjouissons parce que vous ne pouvez rien faire à ce propos. Montrez-nous si vous pouvez former un gouvernement ou prendre n'importe quelle décision sans le consentement des assassins de votre père. Bientôt, nous allons baptiser l'aéroport, des hôpitaux, des autoroutes et des universités aux noms des quatre accusés (par le TSL). Qu'en pensez-vous?".

Selon le Daily Star, Walid Radwan a effacé son message quelques heures après l'avoir publié. Le journal explique que plusieurs personnes ont interprété ce message comme étant satirique, des membres de la famille de M. Radwan affirmant que celui-ci est en fait partisan des Forces libanaises, le parti de Samir Geagea qui est allié à Saad Hariri.

Moins de 24h après avoir publié et effacé son message, Walid Radwan a été convoqué par le service de renseignements des FSI. L'homme a été interrogé jeudi par un juge d'instruction qui a reporté sa décision à mardi prochain.

La sœur du suspect, Layal Radwan, a affirmé au Daily Star que la famille attendait la relaxe de Walid Radwan hier. Elle critique le report de la décision du juge d'instruction. Elle dit s'attendre à une libération conditionnelle de son frère mardi prochain.

Le TSL doit se prononcer sur le rôle de quatre hommes, tous membres du Hezbollah, soupçonnés d'être à l'origine de l'assassinat de Rafic Hariri. Moustafa Badreddine, le principal accusé décrit comme le "cerveau" de l'attentat par les enquêteurs, a été tué depuis. Reste Salim Ayyash, 50 ans, accusé d'avoir été à la tête de l'équipe qui a mené l'attaque. Deux autres hommes, Hussein Oneissi, 44 ans, et Assad Sabra, 41 ans, sont notamment poursuivis pour avoir enregistré une fausse cassette vidéo qui revendiquait le crime au nom d'un groupe fictif. Le dernier accusé, Hassan Habib Merhi, 52 ans, fait également face à plusieurs chefs d'accusation, tels que complicité de perpétration d'un acte de terrorisme et complot en vue de commettre cet acte.

Rafic Hariri, Premier ministre jusqu'à sa démission en octobre 2004, a été tué le 14 février 2005, lorsqu'un kamikaze a fait exploser une camionnette bourrée d'explosifs au passage de son convoi blindé sur le front de mer de Beyrouth. L'attaque a coûté la vie à 21 autres personnes et a fait quelque 226 blessés.

Ces dernières semaines, les convocations par les autorités se sont multipliées au Liban pour des écrits sur les réseaux sociaux critiquant certains responsables politiques ou tournant en dérision des symboles religieux. Le 24 juillet, des centaines de personnes s'étaient rassemblées place Samir Kassir, dans le centre-ville de Beyrouth, sous une seule bannière : "Contre la répression et le recul de la liberté d’expression au Liban".

Un internaute libanais est détenu depuis deux semaines par les Forces de sécurité intérieure (FSI) en raison d'un message hostile au Premier ministre désigné, Saad Hariri, rapporte vendredi le quotidien anglophone Daily Star.Selon le journal, Walid Radwan a été arrêté le 15 septembre à Tripoli, au Liban-Nord, en raison visiblement d'un message publié sur Facebook dans lequel il s'en prend au Premier ministre désigné et à son père, l'ex-chef du gouvernement Rafic Hariri, assassiné dans un attentat à la bombe en 2005.Le 14 septembre, Walid Radwan a posté une photo du député Nawaf Moussaoui (membre du Hezbollah) dans laquelle ce dernier pose devant un portrait de Moustapha Badreddine, le principal accusé mis en cause par le Tribunal spécial pour le Liban et décrit comme le "cerveau" de l'attentat. Dans une légende...