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TSL : clôture officielle des audiences

Liban
21/09/2018

Le président du Tribunal spécial pour le Liban, le juge David Re, a annoncé formellement vendredi la clôture des audiences, après deux semaines consacrées aux présentations des plaidoiries finales de l'accusation et de la défense devant ce Tribunal qui juge les assassins de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, tué dans un attentat à la bombe le 14 février 2005 à Beyrouth.

Suite à cette annonce, la chambre de première instance s'est retirée afin de délibérer. "Nous notifierons les parties à l'avance du moment où le jugement sera rendu", a déclaré le juge avant de lever la séance. Les délibérations des juges de la chambre de première instance, après ces auditions, devraient durer au moins quelques mois, avant l'énoncé du verdict.

Le TSL doit se prononcer sur le rôle de quatre hommes, tous membres présumés du Hezbollah, soupçonnés d'être à l'origine de la mort de Rafic Hariri. Moustafa Badreddine, le principal accusé décrit comme le "cerveau" de l'attentat par les enquêteurs, a été tué depuis et ne sera donc pas jugé. Reste Salim Ayyash, 50 ans, accusé d'avoir été à la tête de l'équipe qui a mené l'attaque. Deux autres hommes, Hussein Oneissi, 44 ans, et Assad Sabra, 41 ans, sont notamment poursuivis pour avoir enregistré une fausse cassette vidéo qui revendiquait le crime au nom d'un groupe fictif. Le dernier accusé, Hassan Habib Merhi, 52 ans, fait également face à plusieurs chefs d'accusation, tels que complicité de perpétration d'un acte de terrorisme et complot en vue de commettre cet acte.

La semaine dernière, l'accusation avait centré son réquisitoire sur la nature politique de l’attentat du 14 février 2005, insistant, à travers un examen des données téléphoniques, sur le lien entre les accusés et le Hezbollah. Elle avait effectué un exposé technique afin de montrer la fiabilité, selon elle, des éléments de preuve basés sur les données téléphoniques. Puis l'accusation s'est concentrée sur l'attribution des lignes téléphoniques, utilisées dans le cadre de l'attentat, à chacun des quatre accusés. Cette semaine était quant à elle consacrée aux déclarations de la défense. L'objectif des conseils de la défense était de démontrer que l'accusation n'a pas prouvé sa thèse à l'encontre des accusés au-delà de tout doute raisonnable. 

Rafic Hariri, Premier ministre jusqu'à sa démission en octobre 2004, a été tué le 14 février 2005, lorsqu'un kamikaze a fait exploser une camionnette bourrée d'explosifs au passage de son convoi blindé sur le front de mer de Beyrouth. L'attaque a coûté la vie à 21 autres personnes et a fait quelque 226 blessés.

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