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"Free Shawkan": Amnesty et RSF manifestent devant l'ambassade d'Égypte à Paris

AFP
06/09/2018

Plusieurs dizaines de militants d'Amnesty et de Reporters sans frontières ont manifesté jeudi devant l'ambassade d'Eypte à Paris pour réclamer la libération du photojournaliste Mahmoud Abu Zeid, sur le cas duquel un tribunal doit se prononcer samedi au Caire, a constaté une journaliste de l'AFP.

Mahmoud Abu Zeid, connu sous le pseudonyme de "Shawkan", est emprisonné en Egypte depuis août 2013 pour avoir pris des clichés d'une manifestation réprimée dans le sang. Poursuivi pour "meurtre, tentative de meurtre et appartenance à un groupe terroriste", il risque la peine de mort.

Munis de pancartes "Free Shawkan", les militants, rassemblés dans le calme pendant une demi heure, ont déposé notamment devant l'entrée de la représentation deux urnes contenant des messages de soutien au photojournaliste égyptien de 30 ans. Ils ont ensuite quitté les lieux à l'arrivée de la police.

"Ce que nous demandons, c'est sa libération. Ce jeune homme a passé un seizième de sa vie en prison pour avoir fait son travail. Il a obtenu son diplôme en 2012 et a été emprisonné en 2013. Cinq ans de prison pour n'avoir fait que son travail, c'est insupportable", a dénoncé Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières.

"Si samedi il est condamné à de la prison, ce sera la prolongation de l'atteinte aux droits de la presse. S'il est condamné à mort, ce sera une ignominie", a-t-il ajouté.

Également présente au rassemblement, la directrice générale d'Amnesty International France, Sylvie Brigot-Vilain, a appelé le gouvernement français à "passer aux actes" en matière de défense des droits de l'Homme.

"Les relations économiques et politiques avec l'Égypte passent-elles au delà des droits les plus élémentaires?", s'est-elle interrogée.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, ex-chef de l'armée architecte de la destitution de l'ancien président Mohamed Morsi, est régulièrement accusé par les organisations de défense des droits de l'Homme d'avoir instauré un régime ultra-répressif.

"En Égypte, 32 journalistes sont actuellement emprisonnés pour avoir fait leur métier", a précisé Christophe Deloire en rappelant que le pays figure au 161e rang sur 180 au classement mondial 2018 de la liberté de la presse publié par RSF.

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