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Birmanie : Londres demande la libération "immédiate" des journalistes de Reuters

Le gouvernement britannique a appelé à la libération "immédiate" des deux journalistes birmans de l'agence Reuters condamnés lundi en Birmanie à sept ans de prison pour avoir enquêté sur un massacre de musulmans rohingyas par l'armée.

"Dans toute démocratie, les journalistes doivent être libres d'exercer leur métier sans crainte ni intimidation. Ce verdict porte atteinte à la liberté de la presse en Birmanie", a déclaré un porte-parole de Downing Street. "Nous demandons la libération immédiate des journalistes". "C'est un jour sombre pour la Birmanie", a insisté Mark Field, le secrétaire d'Etat britannique aux Affaires étrangères, chargé de l'Asie.

Les deux journalistes de l'agence de presse canado-britannique, Wa Lone et Kyaw Soe Oo, "ont été condamnés à sept ans d'emprisonnement pour n'avoir fait que leur travail" en fournissant "des informations précieuses sur les violations abominables des droits de l'Homme dans l'Etat Rakhine", a-t-il souligné. "Nous resterons en contact étroit avec Reuters et maintiendrons notre soutien pendant qu'ils envisagent les prochaines étapes", a-t-il ajouté.

Les deux reporters, en détention préventive depuis décembre, ont été condamnés lundi à sept ans de prison pour avoir "tous deux porté atteinte au secret d'État", en s'étant procuré, selon l'accusation, des documents relatifs aux opérations des forces de sécurité birmanes dans l'État Rakhine.

Ils enquêtaient sur un massacre de membres de la minorité musulmane dans le village de Inn Dinn. Quelques jours après leur arrestation, l'armée a reconnu que des soldats et des villageois bouddhistes avaient tué de sang-froid des captifs rohingyas le 2 septembre 2017, et sept militaires ont été condamnés à dix ans de prison pour ce massacre.

Le gouvernement britannique a appelé à la libération "immédiate" des deux journalistes birmans de l'agence Reuters condamnés lundi en Birmanie à sept ans de prison pour avoir enquêté sur un massacre de musulmans rohingyas par l'armée. "Dans toute démocratie, les journalistes doivent être libres d'exercer leur métier sans crainte ni intimidation. Ce verdict porte atteinte à la liberté de la presse en Birmanie", a déclaré un porte-parole de Downing Street. "Nous demandons la libération immédiate des journalistes". "C'est un jour sombre pour la Birmanie", a insisté Mark Field, le secrétaire d'Etat britannique aux Affaires étrangères, chargé de l'Asie. Les deux journalistes de l'agence de presse canado-britannique, Wa Lone et Kyaw Soe Oo, "ont été condamnés à sept ans d'emprisonnement pour n'avoir...