A Moscou, Sergueï Lavrov a estimé devant des étudiants que le statu quo dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, ne pouvait pas "durer indéfiniment". REUTERS/Maxim Shemetov
Les ministres des Affaires étrangères russe et iranien ont réaffirmé chacun de leur côté, lundi, la nécessité d'une offensive des forces gouvernementales syriennes contre la province d'Idleb, dernier grand bastion rebelle en Syrie. A Moscou, Sergueï Lavrov a estimé devant des étudiants que le statu quo dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, ne pouvait pas "durer indéfiniment" et que le président Bachar el-Assad avait le droit de "liquider les terroristes" sur son territoire, selon l'agence Interfax.
En visite à Damas, une semaine après celle de son homologue à la Défense, le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a déclaré de son côté que la province d'Idleb devait être "nettoyée". "Tout le territoire syrien doit être sécurisé ; toutes les communautés et tous les groupes devraient entamer ensemble la reconstruction du pays ; et les déplacés devraient rentrer chez eux", a dit le ministre, selon des propos rapportés par l'agence iranienne Fars. "Et les terroristes qui restent à Idleb doivent être éliminés et la région ramenée sous le contrôle du peuple syrien", a-t-il poursuivi.
L'ONU estime à 10.000 le nombre de djihadistes présents dans la province d'Idleb, principalement liés à l'ex-Front al-Nosra et à el-Qaëda, deux organisations classées comme terroristes par les pays occidentaux, au milieu d'environ trois millions de civils et de rebelles plus modérés, principalement soutenus par la Turquie.

