Treize personnes, soupçonnées de liens avec le mouvement de manifestations antigouvernementales qui secouent Bahreïn, ont été inculpées jeudi dans ce royaume pour avoir formé une cellule terroriste, selon le procureur général.
"Six personnes qui se trouvent en détention ont été inculpées pour avoir formé et financé une cellule terroriste. Sept autres ont été inculpées par contumace", a indiqué le procureur Ahmad al-Hamadi. Selon lui, les 13 prévenus avaient des liens avec la "Coalition du 14 février", nom donné au mouvement de protestation qui a émergé dans le pays il y a sept ans.
Le groupe sera également jugé le 19 septembre prochain pour des attaques contre les forces de l'ordre.
Le petit royaume de Bahreïn, siège de la Ve Flotte des Etats-Unis, est secoué par des troubles sporadiques depuis la répression en 2011 de grandes manifestations de la majorité chiite réclamant des réformes à la dynastie sunnite au pouvoir afin d'être mieux représentée politiquement. Depuis, des mouvements d'opposition ont été dissous et des dizaines de dissidents emprisonnés et/ou déchus de leur nationalité.
Les autorités à Bahreïn se défendent en niant toute discrimination envers les chiites et affirment faire face à des groupes violents aidés par l'Iran, ce que Téhéran dément.

