Des enseignants contractuels brandissent des pancartes sur lesquelles on peut lire : « La titularisation est notre droit. » Photo an-Nahar.
Les professeurs contractuels de la faculté des sciences de l’Université libanaise et du secteur de l’enseignement technique et professionnel public ont haussé le ton hier, dans l’espoir d’aboutir à un résultat en ce qui concerne leur titularisation.
Les contractuels du secteur de l’enseignement technique et professionnel public ont observé hier un sit-in place Riad Solh, en présence de représentants de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL).
Le président de la CGTL, Béchara Asmar, a appelé à payer les salaires des enseignants dans les plus brefs délais et à organiser des concours pour la titularisation des contractuels de ce secteur. Ces concours doivent exclure la condition liée à l’âge du candidat, selon M. Asmar. « Il est honteux qu’il y ait des employés qui ne touchent pas leurs salaires à la fin du mois », a-t-il déploré.
De son côté, le président du comité des enseignants contractuels dans les établissements techniques et professionnels, Walid Nmeir, a appelé le président de la République, le président de la Chambre, le Premier ministre et le ministre de l’Éducation à faire de ce dossier une priorité et à répondre aux revendications, notamment l’organisation de concours spécialement conçus pour ces enseignants. « Aucun concours n’a été organisé pour titulariser les enseignants de ce secteur depuis l’an 1997, ce qui constitue une énorme injustice à l’égard de 14 000 professeurs contractuels qui n’ont pas touché leurs salaires depuis plus de 11 mois », a-t-il martelé. Et de conclure : « D’ici à l’organisation de ce concours, nous réclamons que nos droits sociaux soient assurés, tels que les frais de transport, la Sécurité sociale et le paiement trimestriel, entre autres. D’autres sit-in seront organisés jusqu’à ce que nous obtenions tous nos droits. »
Les professeurs contractuels de l’UL ont dénoncé de leur côté « le non-paiement de (leurs) salaires depuis près de quatre ans, le non-respect de leurs droits légitimes et la stagnation dans le dossier de titularisation ». À l’issue d’une réunion tenue hier, ils ont publié un communiqué dans lequel ils demandent « à être mis au courant de la formule adoptée par le comité central chargé de trouver des solutions au dossier de titularisation, et qui s’était réuni à plusieurs reprises en juillet dernier ». Les enseignants ont également appelé à déclarer l’état d’urgence et à titulariser les professeurs contractuels le plus tôt possible, avant la rentrée.
« Les professeurs contractuels ne peuvent plus supporter cette situation d’instabilité qui touche l’avenir de leurs enfants », peut-on lire dans le communiqué. Et de conclure : « Les enseignants contractuels misent sur les efforts de tous les concernés : le président de l’université, le conseil de l’UL et la ligue des professeurs. Nous souhaitons qu’ils comprennent la nécessité de l’escalade dont l’objectif est de mettre un terme à l’injustice dont nous sommes les victimes. »
Pour mémoire
Les enseignants contractuels de l’UL sans salaire depuis trois ans et demi


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