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Tentative d'enlèvement en Mongolie : un Turc demande l'aide de l'ONU

Un directeur d'école turc travaillant en Mongolie, qui a été victime le mois dernier d'une tentative d'enlèvement dont la Turquie est soupçonnée, puis qui s'est vu interdire sans explications de quitter le territoire mongol, a demandé l'aide de l'ONU, a annoncé son avocat. La Mongolie avait empêché fin juillet le décollage d'un avion soupçonné d'appartenir à l'armée de l'air turque, après que des témoins eurent dénoncé une tentative d'enlèvement de Veysel Akcay.

Ce directeur d'école de 50 ans est considéré comme lié au mouvement de Fethullah Gülen, un prédicateur musulman turc vivant en exil aux Etats-Unis et accusé par Ankara d'avoir fomenté le putsch manqué de juillet 2016 contre l'actuel président turc Recep Tayyip Erdogan.

Dans un courrier rédigé par son avocat et consulté mardi par l'AFP, Veysel Akcay sollicite l'aide du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), afin de pouvoir quitter la Mongolie et ainsi demander l'asile dans un autre pays. "Les mesures encourageantes prises dans un premier temps par le gouvernement mongol ont été suivies par des actions qui à l'évidence exposent monsieur Akcay au risque imminent d'un transfert illégal en Turquie", explique l'avocat. Selon lui, le directeur d'école a été empêché deux fois en une semaine de quitter la Mongolie.

Les autorités mongoles ont déclaré vendredi que Veysel Akcay n'était effectivement pas autorisé à quitter le territoire. Elles n'ont cependant donné aucune explication. "Nous ne sommes pas en mesure de commenter cette affaire à l'heure actuelle", a dit le bureau du procureur d'Oulan-Bator à l'origine de l'interdiction de voyager.

L'école dirigée par M. Akcay est soupçonnée par la Turquie d'être liée à Fethullah Gülen. Des enseignants de l'établissement, interrogés par l'AFP, ont cependant nié toute connexion entre les deux hommes. Cet incident rappelle la vaste traque engagée par Ankara à l'échelle du globe.

Depuis le putsch avorté de 2016, les autorités turques recherchent sans relâche ceux qu'elles soupçonnent d'être des partisans de Fethullah Gülen, autrefois un allié de Recep Tayyip Erdogan et qui nie toute implication dans le coup d'Etat.

Le mouvement dont M. Gülen a été l'initiateur avait obtenu une influence significative en Turquie et à l'étranger, notamment via un vaste réseau dans le secteur éducatif. Selon l'agence de presse étatique turque Anadolu, plus de 1.600 personnes ont été condamnées à la prison à vie en lien avec le putsch. Et quelque 77.000 suspects ont été incarcérés. Ankara a nié le mois dernier toute tentative d'enlèvement de Veysel Akcay.

Un directeur d'école turc travaillant en Mongolie, qui a été victime le mois dernier d'une tentative d'enlèvement dont la Turquie est soupçonnée, puis qui s'est vu interdire sans explications de quitter le territoire mongol, a demandé l'aide de l'ONU, a annoncé son avocat. La Mongolie avait empêché fin juillet le décollage d'un avion soupçonné d'appartenir à l'armée de l'air turque, après que des témoins eurent dénoncé une tentative d'enlèvement de Veysel Akcay.Ce directeur d'école de 50 ans est considéré comme lié au mouvement de Fethullah Gülen, un prédicateur musulman turc vivant en exil aux Etats-Unis et accusé par Ankara d'avoir fomenté le putsch manqué de juillet 2016 contre l'actuel président turc Recep Tayyip Erdogan.
Dans un courrier rédigé par son avocat et consulté mardi par l'AFP, Veysel...