Le président Michel Aoun (g) et le Premier ministre désigné Saad Hariri. REUTERS/Mohamed Azakir
M. Hariri tente depuis trois mois de former son gouvernement, une mission rendue difficile par les revendications des différentes formations politiques, notamment chrétiennes et druzes. M. Aoun avait appelé lundi M. Hariri, à "prendre l'initiative" et former le gouvernement, "maintenant qu'il a entendu les revendications des différentes parties" politiques.
Des sources proches de la présidence avaient indiqué ce week-end que le président Aoun devrait rencontrer M. Hariri en début de semaine pour faire le point sur la formation du gouvernement et prendre les mesures appropriées pour accélérer cette procédure. Selon ces sources, le chef de l'Etat a décidé d'agir si le gouvernement n'est pas formé rapidement, et envisagerait de demander des concessions aux différents blocs parlementaires afin de débloquer la situation. Le président pourrait également adresser un message aux Libanais révélant les raisons du retard dans la formation du gouvernement. D'après ces sources, le président Aoun souhaite que le gouvernement soit formé avant son départ pour Strasbourg, où il doit assister à la séance d'ouverture du Parlement européen, du 10 au 12 septembre, ou du mois avant sa participation à l'Assemblée générale de l'ONU dans le courant du mois.

