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Liban - Crise

Formation du cabinet : le Hezbollah est contre les exclusions, affirme Qaouq

Le parti de Hassan Nasrallah mène des contacts pour rapprocher les points de vue.

Membre du conseil central du Hezbollah, le cheikh Nabil Qaouq a révélé hier que son parti multiplie les contacts avec toutes les parties politiques pour accélérer la formation d’un gouvernement d’union nationale, tout en se montrant critique à l’égard de ceux qui « élèvent le seuil de leurs revendications » et bloquent ainsi la naissance de la nouvelle équipe Hariri. Il ne les a pas nommés et n’a pas nommé non plus les parties qui, selon lui, ne devraient pas être exclues du cabinet.
 « Les Libanais sont affectés, tous, par l’absence de gouvernement. Celle-ci profite seulement à ceux qui misent sur de nouvelles aventures leur permettant de modifier les équations politiques. Certains veulent se retourner contre les résultats des législatives et insistent pour élever le seuil de leurs revendications et de leurs parts au sein du cabinet. (…) Amal et le Hezbollah ne se posent pas en revanche en obstacle devant la naissance du gouvernement. Au contraire, le Hezbollah ne garde pas les bras croisés devant cette crise, mais essaie de mener des contacts avec toutes les parties pour accélérer la formation d’un gouvernement d’union nationale qui n’exclurait et n’éliminerait personne », a-t-il déclaré.
Cheikh Qaouq, qui a abordé la crise gouvernementale lors de deux meetings populaires à Kharayeb et à Touline, au Liban-Sud, a estimé que « le plus grave dans cette crise, c’est qu’elle a rétabli les divisions politiques ». « L’absence de critères déterminés et clairs pour la composition du gouvernement accentue ces divisions et sous-tend l’exclusion d’une partie qui a démontré sa représentativité et sa popularité à la faveur des législatives », a-t-il affirmé en insistant sur le fait qu’il ne sera pas possible de former un gouvernement d’union nationale « si des critères précis applicables à tout le monde ne sont pas retenus ».
Le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, qui se trouvait à Zebdine, au Liban-Sud, pour une cérémonie funèbre, a fait remarquer lui aussi que le dossier gouvernemental « continue de tourner dans un cercle vicieux ». Il a fait part d’un optimisme prudent en indiquant que le Premier ministre désigné (Saad Hariri) « a évoqué la nécessité d’adopter un mécanisme précis, contraignant pour tout le monde, afin de représenter les différents blocs parlementaires au sein de son équipe, et qu’il compte lancer, sur cette base, une nouvelle série de contacts en début de semaine ».
Le mouvement Amal du président de la Chambre, Nabih Berry, est dans cette même logique. « Il ne faut plus perdre du temps dans des discussions stériles sur les poids (politiques). Établissons une même règle qui nous fera sortir de la crise des positions et des contre-positions et mettre en place un gouvernement capable de s’attaquer à tous les dossiers, socio-économiques et financiers notamment », a déclaré le ministre sortant des Finances, Ali Hassan Khalil, lors d’une cérémonie de remise de diplômes dans le village de Taybé à Marjeyoun. « Ces deux dossiers ont besoin de soins intensifs, tellement la situation est critique. Je ne veux pas être inquiétant, mais il est certain que ce surplace ne peut plus durer », a-t-il averti.

Membre du conseil central du Hezbollah, le cheikh Nabil Qaouq a révélé hier que son parti multiplie les contacts avec toutes les parties politiques pour accélérer la formation d’un gouvernement d’union nationale, tout en se montrant critique à l’égard de ceux qui « élèvent le seuil de leurs revendications » et bloquent ainsi la naissance de la nouvelle équipe Hariri. Il ne les a pas nommés et n’a pas nommé non plus les parties qui, selon lui, ne devraient pas être exclues du cabinet. « Les Libanais sont affectés, tous, par l’absence de gouvernement. Celle-ci profite seulement à ceux qui misent sur de nouvelles aventures leur permettant de modifier les équations politiques. Certains veulent se retourner contre les résultats des législatives et insistent pour élever le seuil de leurs...
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"le Hezbollah est contre les exclusions, sauf, bien sûr celle des chiites qui ne seraient affiliés ni à lui, ni à Amal.

Yves Prevost

06 h 49, le 13 août 2018

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Commentaires (1)

  • "le Hezbollah est contre les exclusions, sauf, bien sûr celle des chiites qui ne seraient affiliés ni à lui, ni à Amal.

    Yves Prevost

    06 h 49, le 13 août 2018

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