La cérémonie organisée pour l’inauguration du projet de l’Unité mobile éducative.
L’association Amel International a inauguré le nouveau projet Unité mobile éducative – Békaa-Ouest, au sein du centre de Kamed el-Loz, relevant de Amel.
Le lancement officiel du projet s’est fait en présence d’Ahmad Saty, président du conseil municipal de Kamed el-Loz, de Hussein Madi, responsable du centre Amel de Kamed el-Loz, de Pierre Lacoste, pasteur de l’église protestante de Beyrouth, de Kamel Mohanna, président fondateur de Amel Association International, et d’autres responsables humanitaires. Le docteur Mohanna a remercié les différents partenaires et souligné l’importance de ce projet qui s’ajoute aux autres activités de Amel, qui a déjà offert plus de 2 200 000 services aux réfugiés syriens et qui œuvre pour développer l’humanité et la dignité de l’être humain, indépendamment de son appartenance politique, religieuse ou géographique. L’Unité mobile éducative (UME), ou Bus Amel, est un véhicule spécialement équipé comprenant un espace clos de consultations psychologiques pour les enfants et/ou leurs parents, un espace éducatif équipé de matériel scolaire et ludique ainsi qu’un écran de projection installé sur l’extérieur du véhicule. L’UME se rend chaque semaine dans les camps de déplacés autour de Kamed el-Loz. Les enfants de ces camps bénéficient chaque semaine de sessions de soutien scolaire (aide aux devoirs, sessions de soutien en arabe, mathématiques ou anglais, ateliers de lecture), d’activités récréatives (travaux manuels, dessins, jeux de plein air, etc.) et d’un soutien psycho-social (groupes de discussions, consultations individuelles, etc.), à l’intérieur de l’UME ou dans des tentes-classes installées autour de celle-ci.
Ce projet, mis en place par Amel, est rendu possible par le soutien de la Fondation PSA (achat du véhicule), de l’association française Les Baroudeurs de l’espoir (opérationnalisation du véhicule et financement des activités éducatives) et de l’association française Les Enfants de la Méditerranée (financement de l’illustration du bus par l’artiste libanaise Luciana Baradhi et d’activités culturelles : cirque, dessin, etc).
En plus des nombreux traumatismes et difficultés d’apprentissage liés à la guerre et à l’exode, les enfants syriens inscrits à l’école publique libanaise éprouvent les plus grandes difficultés à réussir et à se maintenir à l’école. Cela s’explique par le retard accumulé pendant les années passées en dehors de l’école, les différences entre curriculums syrien (arabe) et libanais (bilingue), les discriminations et harcèlements fréquents subis à l’école ou les difficultés économiques des familles pour payer quotidiennement le coût du transport vers l’école, du matériel scolaire, en plus des vêtements, frais de santé et nourriture.

