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Turquie : la nationaliste turque Aksener annonce son retrait, son parti résiste

AFP
23/07/2018

La dissidente nationaliste turque Meral Aksener, candidate malheureuse face à Recep Tayyip Erdogan le mois dernier, a affirmé qu'elle se retirerait en août de la présidence de son parti fondé il y a moins d'un an, mais sa formation a promis de la réélire à son poste.

"Je ne serai pas candidate au Congrès (du parti), je souhaite du succès à mes amis qui seront candidats", a tweeté dimanche soir Mme Aksener, après que son parti eut décidé lors d'une réunion à Afyonkarahisar (ouest) de tenir un congrès extraordinaire en août.

Première femme ministre de l'Intérieur dans les années 1990 en Turquie, cette femme politique dissidente du Parti d'action nationaliste (MHP), désormais allié à M. Erdogan, avait surpris en créant le Bon Parti (Iyi parti) en octobre dernier.
Pendant de longs mois, les observateurs la voyaient comme une concurrente sérieuse à l'indétrônable président turc, au pouvoir depuis 2003, lors des élections législatives et présidentielle du 24 juin.

Mais la nomination par le principal parti d'opposition (CHP, social-démocrate) du candidat Muharrem Ince, qui a connu un succès retentissant pendant la campagne, ainsi qu'une couverture médiatique quasi nulle pour son parti et elle, ont relégué la "louve" Aksener au second plan.  Elle n'a ainsi obtenu que 7,3% des voix lors de la présidentielle de juin -- contre 30,6% pour M. Ince et 52,6% pour M. Erdogan --, et son parti 42 sièges sur 600 lors des législatives qui se sont tenues le même jour.

Après les déclarations de Mme Aksener annonçant son futur retrait, plusieurs cadres du Bon Parti ont cependant exprimé leur volonté de reconduire la dirigeante actuelle à son poste. "Des plus hauts aux plus bas échelons, une autre volonté s'est exprimée : que notre présidente soit désignée candidate" par le parti lors du Congrès, a déclaré Aytun Ciray, porte-parole du Bon Parti, lors d'une conférence de presse lundi. Koray Aydin, vice-président de cette formation, a lui aussi estimé qu'il n'y avait "pas de voie alternative" au maintien de Mme Aksener à la tête du parti, lors d'une interview sur la chaîne Fox News turque lundi matin.

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