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Culture

Julia Boutros signe un retour fracassant à Tyr

Concert

« Je ne sais pas si la mer de Tyr est bien derrière moi ou en face de moi », a déclaré la chanteuse à la marée humaine venue l’applaudir.

23/07/2018

Grande affluence hier soir et samedi soir, et dès l’après-midi, dans les ruelles de Tyr où une nette effervescence était perceptible à l’occasion du concert de Julia Boutros, dont les billets s’étaient écoulés en quelques heures seulement après leur mise en vente.
Sous l’intitulé Julia revient à Tyr, plus de 14 000 personnes se sont rassemblées pour accueillir leur idole près des ruines imposantes de la cité romaine. Sur une scène au set-up et à l’éclairage saisissants, accompagnée de 165 choristes et musiciens, Julia Boutros est apparue devant la marée humaine en affirmant : « Je ne sais pas si la mer de Tyr est bien derrière moi ou en face de moi. » Habillée en Élie Saab, celle qui revient pour la première fois à Tyr après des concerts en 1991 et en 1995, a chanté ses titres les plus récents comme Bukra Chi Nhar et Ma Baddi, mais aussi tous ses anciens tubes qui reflétaient généralement des scènes de la vie quotidienne des Libanais, dans un dialecte simple et peu recherché. Ya Ossas, Yawman Ma, Aala Ma Yabdou, Deblou Ouyouno, Wayn Msafer, Jawwaz Bentou et bien d’autres chansons ont tour à tour créé l’émotion d’un public chaleureux qui connaît bien l’artiste.Visiblement très émue tout au long du concert de samedi soir, Julia Boutros n’a pu empêcher ses larmes de couler en remerciant sa mère, mais aussi son père, présent aux premiers rangs. « Papa a toujours été le dernier à me tenir la main avant que je monte sur scène, a-t-elle raconté. Il a ensuite confié cette mission à mon mari Élias (NDLR : Bou Saab, l’ancien ministre), puis à ma sœur Sophie, depuis qu’Élias est trop occupé. Je ne le vois plus jamais ! » Le député Bou Saab était pourtant présent ce soir-là aux côtés du président de la Chambre Nabih Berry et de son épouse Randa, venus assister au concert. La chanteuse à la voix chaleureuse et claire, connue surtout pour sa carrière engagée et pour son parti pris pour la Résistance, a chanté pour le Liban-Sud, prouvant peut-être que la plus forte des résistances est d’ordre culturel. Elle a ainsi interprété Ghabit Chames el-Hak, Ya Thouwar el-Ard, Ahebaii, et son idyllique Ana Betnaffas Horiyyi, tous mis en musique par son frère Ziad Boutros.
Julia Boutros, c’est en fait et surtout une histoire de famille adoptée par un pays. Et l’artiste connaît depuis quelques années un grand regain de popularité, réussissant à se positionner parmi les grands.

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