À bientôt 37 ans, Serena Williams pourrait bien rejoindre le cercle restreint des mères redevenues championnes. Dernier écueil : Angelique Kerber, l’une des rares à l’avoir gênée ces dernières années. Et, en cas de sacre, la cadette des sœurs Williams égalerait le record absolu de titres majeurs (24) détenu par Margaret Court. Ben Curtis/Pool/AFP
Dix mois après son accouchement compliqué, Serena Williams est en passe de récupérer sa couronne de reine de Wimbledon. Il ne lui reste plus qu’un match à gagner, samedi en finale, face à la renaissante Angelique Kerber, l’une des rares à l’avoir gênée ces dernières années.
En demi-finales hier, sur la balle de match, un lob trop long de Julia Görges, Williams a serré le poing contre sa poitrine, le sourire aux lèvres, avant d’effectuer une pirouette sous les applaudissements nourris du public du Centre court. Après cette partie maîtrisée (6-2, 6-4), le rêve de come-back au plus haut niveau prend forme pour « Maman Serena ». Elle peut par la même occasion rejoindre le cercle restreint des mères redevenues championnes.
Margaret Court, la détentrice du record absolu de titres majeurs (24), qu’elle égalera en cas de succès, avait réussi cette prouesse en 1973, l’année de ses 31 ans. Kim Clijsters avait pour sa part 26 ans lorsqu’elle souleva pour la deuxième fois le trophée à l’US Open après son congé maternité. À bientôt 37 ans (le 26 septembre), Serena Williams repousserait encore plus loin les limites.
Se dresse maintenant devant Serena un dernier écueil : Kerber, qui s’est frayée un chemin vers la finale en surfant sur les fautes directes (36) de Jelena Ostapenko (6-3, 6-3). Le duel de samedi scellera leurs retrouvailles deux ans après la finale gagnée ici même par Williams face à Kerber. En neuf finales à Londres, l’ex-reine de la WTA, qui retrouvera le top 20 en cas de titre, ne s’est inclinée que deux fois : en 2004 face à Maria Sharapova et en 2008 devant sa sœur aînée Venus. Un sacré défi attend Kerber.
Djokovic vs Nadal, le renaissant contre l’incandescent
Aujourd’hui, dans les demi-finales messieurs, Novak Djokovic, en voie de renaissance, tentera de briser la volonté de Rafael Nadal, en pleine confiance, dans une finale avant la lettre. Après l’élimination surprise du roi de Wimbledon, Roger Federer, les projecteurs sont braqués sur cette rencontre. Nadal ne s’était plus frayé un chemin aussi loin à Londres depuis la finale perdue en 2011 contre Djokovic. Ce dernier, lui, entrevoit le bout d’un tunnel de deux ans passés à courir après son meilleur niveau.
En outre, pour la troisième année consécutive, il y aura un nouveau finaliste à Londres, et de taille : John Isner (2,08 m) ou Kevin Anderson (2,03 m).
Source : AFP

