Garbiñe Muguruza, tenante du titre, s’est qualifiée hier pour le 2e tour du tournoi de tennis de Wimbledon en maîtrisant Naomi Broady (6-2, 7-5). Ben Stansall/AFP
La tenante du titre, Garbiñe Muguruza (n° 3 mondiale), s’est qualifiée hier pour le 2e tour du tournoi de tennis sur herbe de Wimbledon, en maîtrisant Naomi Broady (n° 138) en deux sets (6-2, 7-5). De son côté, Johanna Konta (n° 22) a battu Natalia Vikhlyantseva (7-5, 7-6 (9/7)). Quant à Petra Kvitova (n° 7), double lauréate de Wimbledon (2011 et 2014), elle s’est inclinée dès son entrée en lice devant Aliaksandra Sasnovitch (n° 50), en trois sets (6-4, 4-6, 6-0). Kvitova abordait pourtant en confiance le prestigieux tournoi londonien, après avoir conservé son titre sur l’herbe de Birmingham lors de la préparation. Mais les « majors » ne lui réussissent pas cette année. Éliminée aussi au 1er tour de l’Open d’Australie, elle avait chuté lors des 8es de finale de Roland-Garros le mois dernier.
Toujours dans le tableau féminin, trois autres classées ont vaincu trois non-classées : Anett Kontaveit
(n° 28) a sorti Denisa Allertová (6-2, 6-2), Ashleigh Barty (n° 17) a battu Stefanie Vögele (7-5, 6-3) et Angelique Kerber (n° 11) a éliminé Vera Zvonareva (7-5, 6-3).
Dans le tableau masculin, Rafael Nadal (n° 1 mondial), qui n’avait pas disputé de tournoi depuis son 11e titre à Roland-Garros le 10 juin, a dominé Dudi Sela (n° 127) en trois sets (6-3, 6-3, 6-2), pour son entrée en lice dans le tournoi. Nadal vise un 3e doublé Paris-Londres en grand chelem. Une prouesse réalisée par un seul joueur : Björn Borg. La suite s’annonce un peu plus ardue au 2e tour face à Mikhail Kukushkin, demi-finaliste à Eastbourne vendredi dernier. Et, surprise : Dominic Thiem (n° 7), finaliste de Roland-Garros, a abandonné hier, dès le 1er tour, alors qu’il était mené (6-4, 7-5, 2-0) par Marcos Baghdatis, vraisemblablement à cause de problèmes de dos. Thiem, qui n’a jamais brillé sur l’herbe anglaise (meilleur résultat : 8es de finale en 2017), ne parvenait pas à trouver de solution face à l’ancien n° 8 mondial (95e actuellement), solide au service, et il a fini par jeter l’éponge.
Dans les autres rencontres masculines, Marco Cecchinato (n° 29), l’invité surprise des demi-finales de Roland-Garros, a chuté dès son entrée en lice devant le grand espoir Alex de Minaur (19 ans, n° 80) en quatre manches (6-4, 6-7 (6/8), 7-6 (7/5), 6-4). Pablo Carreño Busta (n° 20) a, lui, éliminé Radu Albot (3-6, 6-0, 6-7 (5/7), 6-2, 6-1). De leur côté, Kyle Edmund (n° 21) a battu Alex Bolt (6-2, 6-3, 7-5) et Nick Kyrgios (n° 15) a sorti Denis Istomin (7-6 (7/3), 7-6 (7/4), 6-7 (5/7), 6-3). En outre, Kei Nishikori (n° 24) a vaincu Christian Harrison (6-2, 4-6, 7-6 (7/3), 6-2), Damir Dzumhur (n° 27) a éliminé Maximilian Marterer (6-3, 6-2, 6-4), Alexander Zverev (n° 4) a dominé James Duckworth (7-5, 6-2, 6-0), Juan Martín Del Potro (n° 5) est venu à bout de Peter Gojowczyk (6-3, 6-4, 6-3) et Diego Schwartzman (n° 14) a sorti Mirza Basic (6-3, 6-2, 6-1).
Lopez bat un record de Federer
Par ailleurs, Feliciano Lopez a battu le record des participations consécutives en grand chelem qu’il codétenait avec Roger Federer, en débutant hier à Wimbledon un 66e tournoi majeur d’affilée. Âgé de 36 ans et n° 70 mondial, il a entamé sa 17e campagne à Londres en battant Federico Delbonis (6-3, 6-4, 6-2). Lopez n’a pas manqué un tournoi majeur depuis sa deuxième participation à Roland-Garros en 2002. Il avait égalé le record de Federer à Paris le mois dernier. Ancien n° 12 (son meilleur classement à l’ATP, en 2015), ce gaucher a remporté sur herbe la moitié de ses titres (3 sur 6) : au Queen’s l’an passé, à Eastbourne en 2013 et 2014. En grand chelem, Lopez a aussi obtenu ses meilleurs résultats sur le gazon de Wimbledon en se hissant trois fois jusqu’en quarts de finale (2005, 2008 et 2011). Il a disputé un seul autre quart de finale, à l’US Open en 2015.
« Je suis content pour lui. Tous les deux, nous avons témoigné de notre amour pour ce sport et nous avons su rester en forme pour durer. J’espère que beaucoup d’autres joueurs seront capables d’en faire autant », avait affirmé Federer lundi, à la veille de l’entrée en piste de Lopez. Le secret d’une telle longévité ? Pas de grave blessure, un jeu d’attaquant pur qui réduit la durée des échanges et « beaucoup de temps passé en salle de gym », explique Lopez. « Passé 30 ans, j’ai pris conscience qu’il fallait que je reste vraiment affûté pour continuer d’évoluer au plus haut niveau, face à des adversaires qui ont parfois 10 ou 15 ans de moins que moi... J’ai aussi changé mon régime alimentaire », ajoute-t-il. Une autre raison peut expliquer un tel record, selon Federer : « Les tournois majeurs n’ont cessé d’accroître leur attractivité ces dernières années. Désormais, tout le monde veut jouer partout en grand chelem. » « Ce n’était pas la même chose lorsque j’ai débuté. Des joueurs pouvaient faire l’impasse sur Wimbledon parce que le gazon n’était pas leur truc, et vice-versa sur terre battue (à Roland-Garros) », a-t-il poursuivi. Il s’est aussi souvenu de sa première rencontre avec Lopez « lors des championnats d’Europe des moins de 16 ans à Hatfield (Grande-Bretagne) », à la fin des années 1990.
Source : AFP

