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Liban - Initiative

Beyrouth, une « ville qui lutte contre le diabète »

Le diabète touche 12 % de la population au Liban, selon une enquête nationale menée en 2016. Photo Bigstock

Beyrouth est la neuvième ville à rejoindre le programme « Des villes qui luttent contre le diabète », une initiative mondiale du groupe pharmaceutique Novo Nordisk, en partenariat avec l’University College de Londres et le Centre de diabète Steno à Copenhague pour combattre ce fléau en pleine expansion qui touchait 422 millions de personnes dans le monde en 2014, selon l’Organisation mondiale de la santé.
Au Liban, le programme sera officiellement lancé aujourd’hui au cours d’une cérémonie à Beit Beyrouth, à Sodeco. Il sera réalisé en coopération avec la municipalité de Beyrouth, la Société libanaise d’endocrinologie, du diabète et des lipides, le Chronic Care Center, l’ambassade du Danemark, ainsi que des ONG locales.
Ce projet consiste, selon le Dr Sahak Kechichian, président de la commission de la santé à la municipalité de Beyrouth, à sensibiliser la population beyrouthine aux dangers du diabète et à ses complications, comme aux moyens de le traiter et de le prévenir. À cet effet, une campagne médiatique est prévue, ainsi que des campagnes pour le dépistage précoce de la maladie. Ce programme prévoit aussi l’aménagement d’espaces pour encourager la population à pratiquer une activité sportive comme la marche, le jogging ou le vélo. « Nous allons créer un comité directeur pour identifier les meilleures mesures d’intervention à adopter selon les régions », précise le Dr Kechichian.
Cette initiative est d’autant plus importante que le diabète touche 12 % de la population au Liban, selon une enquête nationale menée en 2016 sur 17 832 personnes libanaises et non libanaises résidant au Liban depuis au moins dix ans. Près de la moitié des patients ignoraient leur maladie. Dans de nombreux cas, le diabète est associé à d’autres maladies métaboliques comme l’hypertension et une hypercholestérolémie (un taux élevé du cholestérol dans le sang).
S’il n’est pas bien contrôlé, le diabète peut entraîner des complications touchant à la fois les petits et les grands vaisseaux comme une atteinte de la rétine, des maladies coronariennes, artérielles périphériques et/ou un ulcère des membres inférieurs.
Les spécialistes distinguent deux types de diabète. Le diabète de type 1, de nature auto-immune, est dû à un déficit total de l’insuline sécrétée par le pancréas. Il constitue près de 10 % de l’ensemble des cas de diabète. Le diabète de type 2 par contre est dû à une résistance à l’insuline. Pour éviter une élévation du taux du glucose dans le sang, le pancréas en sécrète une plus grande quantité et finit par s’épuiser au fil des ans. Dans cette forme de la maladie qui constitue la majorité des cas (près de 90 %), la mauvaise alimentation et la sédentarité sont pointées du doigt.
L’initiative « Des villes qui luttent contre le diabète » (Cities Changing Diabetes) a déjà été lancée à Houston (États-Unis), Johannesburg (Afrique du Sud), Leicester (Angleterre), Mexico (Mexique), Rome (Italie), Shanghai et Tianjin (Chine), et Vancouver (Canada).

Beyrouth est la neuvième ville à rejoindre le programme « Des villes qui luttent contre le diabète », une initiative mondiale du groupe pharmaceutique Novo Nordisk, en partenariat avec l’University College de Londres et le Centre de diabète Steno à Copenhague pour combattre ce fléau en pleine expansion qui touchait 422 millions de personnes dans le monde en 2014, selon l’Organisation mondiale de la santé.Au Liban, le programme sera officiellement lancé aujourd’hui au cours d’une cérémonie à Beit Beyrouth, à Sodeco. Il sera réalisé en coopération avec la municipalité de Beyrouth, la Société libanaise d’endocrinologie, du diabète et des lipides, le Chronic Care Center, l’ambassade du Danemark, ainsi que des ONG locales.Ce projet consiste, selon le Dr Sahak Kechichian, président de la commission...
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