Face à la crise migratoire, "il n'y a pas de solution nationale", a déclaré lundi à l'AFP le commissaire européen aux Migrations, Dimitris Avramopoulos, à l'approche d'un sommet européen difficile sur cette question qui divise l'Union européenne.
"Il n'y a pas de solution nationale. Tous ceux qui reviennent à la politique nationale surtout [pour] ce qui a affaire avec la gestion de l'immigration, nient les intérêts de leur propre pays", a assuré M. Avramopoulos dans un entretien accordé à l'AFP en marge d'une visite officielle à Téhéran.
M. Avramopoulos a tenu ces propos au lendemain d'un mini-sommet ayant réuni à Bruxelles les dirigeants de 16 pays de l'UE afin d'apaiser les tensions sur les questions migratoires avant le sommet des Vingt-Huit prévu jeudi et vendredi dans la même ville.
"C'est un moment de grande responsabilité", a déclaré M. Avramopoulos à propos du sommet des 28 et 29 juin : "Il faut qu'on arrive à adopter une politique, une stratégie communes pour faire face à cette situation, autrement le projet européen est en danger".
Selon l'ancien maire d'Athènes, "ce n'est pas la crise économique qui a mis en danger l'Union européenne et le projet européen, mais surtout la crise migratoire."fait beaucoup de choses jusqu'à maintenant : on n'est pas là ou on était il y a trois ans, il faut continuer sur le même chemin avec un esprit de solidarité entre les pays membres et de responsabilité historique à l'égard des générations à venir", a estimé le commissaire européen, "c'est notre devoir, le devoir du leadership européen et des leaderships nationaux". "Ce n'est pas facile" mais "je suis très optimiste parce que, comme nous tous, j'ai étudié l'histoire de l'Europe unie. Il y a eu beaucoup de crises auparavant mais finalement l'Europe [en est] sortie plus forte et plus déterminée", a-t-il encore déclaré.
A l'issue de la rencontre de dimanche à Bruxelles, la France et l'Allemagne ont plaidé pour des accords à plusieurs pays sur les défis migratoires pour contourner l'absence de consensus qui paralyse l'Union européenne sur cette question. "Les résultats [du mini-sommet] sont très encourageants", et cela permet de "transmettre des messages très clairs à l'Europe" estime M. Avramopoulos, pour qui, "à l'avenir, l'Europe aura besoin de migrants". "Mais ce qui est clair, ajoute-t-il, c'est que tous ceux qui veulent venir en Europe doivent respecter les lois européennes".
M. Avramopoulos a tenu ces propos au lendemain d'un mini-sommet ayant réuni à Bruxelles les dirigeants de 16 pays de l'UE afin d'apaiser les tensions sur les questions migratoires avant le sommet des Vingt-Huit prévu jeudi et vendredi dans la même ville.
"C'est un moment de...

