Des jihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont repris vendredi une partie de la ville de Boukamal, dans l'est de la Syrie, en menant dix attaques suicide qui ont tué 25 membres des forces progouvernementales, selon une ONG.
Des jihadistes de l'EI "ont lancé une offensive d'envergure et reconquis une partie de Boukamal", ville située sur l'Euphrate à la frontière irakienne, a indiqué à l'AFP le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Ils ont mené "une série de dix attaques suicide, dont quatre à la voiture piégée", qui a coûté la vie à "au moins 25 combattants de l'armée syrienne et de milices prorégime", a ajouté Rami Abdel Rahmane.
"Cette attaque surprise est la première à Boukamal depuis que les forces pro-Assad avaient repris la ville à l'EI, en novembre", a expliqué le directeur de l'Observatoire, selon lequel "les combats se poursuivent dans le centre-ville". Lancée depuis le désert syrien, cette attaque a fait 18 morts dans les rangs jihadistes, dont les dix auteurs des attentats suicide, selon l'OSDH.
L'EI contrôle moins de 3% du territoire syrien d'après l'Observatoire, dont quelques poches dans le désert qui s'étend de l'est de Damas à la frontière irakienne Mais le groupe jihadiste multiplie les attaques contre les forces prorégime en Syrie depuis fin mai et son éviction de ce qui était son dernier bastion dans la capitale Damas. Ces attaques jihadistes ont ainsi coûté la vie à 209 combattants prorégime depuis 18 jours. Jeudi, au moins 22 combattants progouvernementaux, dont 11 membres de l'armée syrienne, avaient été tués dans des attaques jihadistes dans le désert de la province de Soueida (sud).
Les forces du régime de Damas, appuyées par l'aviation russe et des milices alliées au sol, avaient repris Deir Ez-Zor et Boukamal, les deux derniers centres urbains syriens encore tenus par l'EI, en novembre 2017.

