Dans un communiqué, Sadr demande à ses fidèles de faire preuve de "patience" et de "maîtrise de soi". Il précise qu'une commission va enquêter sur l'attentat de mercredi à Sadr City et lui remettra ses conclusions d'ici trois jours.
Selon le ministère de l'Information, 18 personnes ont été tuées et 90 blessées par l'explosion d'une cache d'armes à Sadr City.
Quelques heures avant cette explosion, le Parlement irakien s'était prononcé en faveur d'un recomptage manuel des bulletins de vote des élections législatives.
Cette décision est intervenue au lendemain de déclarations du Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi dénonçant de graves irrégularités lors du scrutin.
Le Parlement a approuvé des amendements autorisant un nouveau décompte manuel et annulant le vote des Irakiens de l'étranger et des déplacés dans certaines provinces.
Un proche conseiller de Moqtada Sadr, Dhiaa al-Asadi, estime jeudi sur Twitter que si des fraudes ont été commises, il revient à la commission électorale nationale et au tribunal fédéral de se saisir de ce dossier. Il a dit craindre que certains ne cherchent à saboter la victoire de Sadr aux élections. "Les perdants ne doivent pas manipuler le Parlement car sinon il s'agit tout simplement d'un conflit d'intérêts."
Dans un communiqué, les autorités judiciaires ont précisé qu'un groupe de magistrats s'était installé au siège de la commission électorale à la suite du vote des députés, qui ont décidé mercredi de suspendre les dirigeants de la commission et de les remplacer par des juges.
La commission électorale, pour sa part, a décidé de faire appel des décisions du Parlement qu'elle juge contraires à la Constitution.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir