L’ambassadeur britannique, Hugo Shorter, et le général Maroun Hitti, entourés de responsables diplomatiques et militaires. Photos ambassade britannique
L’ambassadeur britannique au Liban, Hugo Shorter, a nommé le général à la retraite Maroun Hitti membre d’honneur de l’ordre de l’Empire britannique (MBE), pour les services rendus à la sécurité au Levant. Le général Hitti est le quatrième citoyen libanais à recevoir cette distinction.
Le général a reçu cette distinction « en reconnaissance de son engagement indéfectible pour la souveraineté et la sécurité du Liban », explique pour l’occasion un communiqué publié par l’ambassade britannique. D’abord, en tant que directeur des opérations dans les Forces armées libanaises, puis en tant que chef d’état-major adjoint pour la planification militaire libanaise, et, enfin, en sa qualité de conseiller actuel de la défense et de la sécurité du Premier ministre, Saad Hariri, « le général de brigade Maroun Hitti a contribué à créer d’excellentes relations liées à la défense entre les forces armées libanaises et le Royaume-Uni ». Et ce, plus particulièrement « dans la conception et la mise en œuvre d’un projet à long terme visant à créer quatre régiments frontaliers terrestres et construire plus de 70 tours et bases opérationnelles à la frontière libanaise avec la Syrie ».
« C’est un des plus grands honneurs pour un ambassadeur d’accomplir ce devoir, au nom de Sa Majesté la reine Elisabeth II », a souligné l’ambassadeur Shorter, lundi, lors de la cérémonie de remise de cette distinction. Affirmant que le général Hitti a contribué à la promotion de l’excellente coopération entre le Liban et le Royaume-Uni, il a précisé qu’il a été « un acteur central dans la conception et la mise en œuvre du projet de sécurité frontalière au Liban, qui a connu un franc succès ». Chose qui a permis au Liban, a expliqué M. Shorter, de sécuriser et de défendre ses frontières avec la Syrie pour la première fois depuis son histoire.
Le général Hitti s’est pour sa part dit honoré de cette distinction, mais aussi de ce qui a été accompli. « Je ne l’ai pas fait seul, a-t-il observé. J’étais assisté d’hommes courageux. » Et d’expliquer que ce qui est important pour lui, en tant que Libanais, « c’est d’avoir mis l’autorité de l’État sur cette zone frontalière où l’État est absent depuis l’indépendance ». Le général Hitti n’a pas manqué d’exprimer sa reconnaissance au peuple britannique, qui a investi dans ce projet de frontière. Un projet qui « n’est pas venu comme une manne du ciel mais par le travail et la sueur des contribuables britanniques ».


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