Super Mario (Balotelli) ne pouvait être éternellement ignoré. Valery Hache/AFP
Super Mario, le retour ! Plus de quatre ans après sa dernière sélection, Mario Balotelli va retrouver l’équipe d’Italie après avoir été appelé par le nouvel entraîneur des Azzurri, Roberto Mancini, pour trois matches amicaux face à l’Arabie saoudite, la France et les Pays-Bas.
Le poids des buts
Quand il avait inscrit un formidable doublé en demi-finale de l’Euro 2012 face à l’Allemagne, Balotelli semblait parti pour un long séjour à la pointe de l’équipe d’Italie. Pourtant, sa dernière sélection remonte à plus de quatre ans, lors du Mondial 2014 au Brésil, où son comportement avait exaspéré les cadres du groupe. Il a ensuite été convoqué une fois par Antonio Conte, en novembre 2014, mais il avait dû quitter le groupe à cause d’une blessure.
Depuis, rien, et son compteur est resté bloqué à 33 sélections, du fait aussi d’une longue éclipse sportive entre 2014 et 2016, avec deux exercices catastrophiques à Liverpool puis à l’AC Milan. Mais il s’est relancé à Nice avec 43 buts toutes compétitions confondues en deux saisons, lors desquelles aucun problème de comportement n’a été enregistré. Pour une Italie qui ne compte pas énormément d’attaquants de pointe de valeur mondiale, un tel bilan ne pouvait pas être éternellement ignoré.
Le retour de Balotelli était donc attendu, non seulement à cause de ses performances, mais aussi parce que Roberto Mancini l’apprécie. Le technicien italien est en effet celui qui l’a lancé à l’Inter Milan, où il l’a dirigé avec succès. Il l’a ensuite retrouvé à Manchester City, où leur collaboration a été plus compliquée.
Le poids des ans
S’il a comme prévu rappelé Balotelli, Mancini doit en revanche faire sans Gianluigi Buffon, qui avait annoncé jeudi dernier qu’il ne reviendrait pas en équipe nationale. Le recordman d’Italie des sélections (176) a mal vécu les critiques qui ont escorté sa présence lors des amicaux du mois de mars, et il ne s’est donc pas laissé tenter par un dernier match sous le maillot azzurro, le 4 juin face aux Pays-Bas, chez lui, à Turin.
Pour ce match et pour ceux face à l’Arabie saoudite, le 28 mai à Saint-Gall (Suisse), et à la France, le 1er juin à Nice, Mancini a donc choisi de rappeler l’ancien gardien parisien Salvatore Sirigu aux côtés des habituels Donnarumma et Perin. Après deux saisons difficiles entre le Paris SG et l’Espagne (Séville puis Osasuna), Sirigu s’est en effet bien relancé cette saison au Torino.
Parmi les anciens, on note aussi dans la liste de 30 joueurs convoqués par Mancini la présence de Claudio Marchisio, mais l’absence du capitaine de la Roma Daniele De Rossi. Giorgio Chiellini est lui aussi absent, mais sur blessure, et le brassard de capitaine devrait revenir à Leonardo Bonucci.
Les jeunes arrivent
La mission de reconstruction de Mancini passera inévitablement par un rajeunissement de la Nazionale. Pour sa première liste, il a ainsi notamment choisi cinq éléments qui n’ont pas la moindre sélection avec l’Italie : le latéral de Chelsea Emerson Palmieri, le milieu du Torino Daniele Baselli, le milieu de Crotone Rolando Mandragora, l’attaquant de Sassuolo Domenico Berardi, et le défenseur central de l’Atalanta Bergame Mattia Caldara. Avec les défenseurs Romagnoli et Rugani, le milieu Pellegrini et les attaquants Chiesa et Bernardeschi, ils font partie de ces jeunes prometteurs qui doivent contribuer à remettre la Squadra Azzurra dans le bon sens.
Source : AFP

