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Agenda - Pédagogie

L’Université antonine célèbre son 22e anniversaire

Le recteur de l’Université antonine prononçant son discours.

À l’occasion de la fête de Notre-Dame des Semences, l’Université antonine (UA) a célébré son 22e anniversaire sur son campus principal à Hadath-Baabda en présence d’un parterre de personnalités politiques, diplomatiques, religieuses, municipales, académiques, socioculturelles et médiatiques, du conseil de l’UA, ainsi que d’un grand nombre de cadres enseignants, des membres du corps administratif et des employés. Étaient présents, entre autres, aux côtés de l’abbé Maroun Bou Jaoudé, supérieur général de l’ordre antonin maronite, les députés Hikmat Dib et Alain Aoun, le général Clément Saad, chef des renseignements militaires au Mont-Liban, Éric Lebas, directeur de l’Institut français du Liban, Edoardo Crisaffulli, attaché culturel près l’ambassade d’Italie, Hervé Sabourin, directeur du Bureau Moyen-Orient de l’Agence universitaire de la francophonie, l’ancien président du Conseil économique et social, Roger Nasnas, et l’ambassadeur Naji Bou Assi, tous deux membres du conseil des fiduciaires de l’UA, ainsi que des responsables et de représentants d’autres universités.
La cérémonie s’est tenue sur la terrasse du couvent Notre-Dame des Semences où le public a ensuite écouté, comme de tradition, le message du recteur prononcé annuellement lors de la fête patronale de l’UA. Placé cette année sous le titre « L’université et les défis de la révolution numérique : vingt-cinq ans d’internet », le discours du recteur de l’UA Michel Jalkh s’est articulé autour des répercussions de cette révolution sur le monde universitaire et académique, et des moyens susceptibles de permettre à l’homme de l’utiliser de manière à pouvoir construire un monde meilleur.
« Comment cette révolution perpétuelle – et cette instabilité permanente – dans les sphères de la connaissance, des professions et des systèmes de sens peut-elle ne pas nous concerner en tant qu’universités ? » s’est interrogé le recteur de l’UA avant de souligner que « le nombre d’emplois connaîtra une baisse dramatique en raison de l’informatisation et que, selon certaines estimations, 47 % des professions courantes sont vouées à disparaître ». « Cela signifie que la demande des marchés du travail comme nous l’imaginons lorsque nous développons telle ou telle spécialité est en train d’évoluer à un rythme inquiétant », a-t-il encore avancé.
Évoquant la technophobie, s’attardant respectivement sur la peur pour l’humanité, la peur pour la science, la liberté et la vie privée, mais surtout la peur pour l’université en tant que concept, valeurs et ressources, le recteur de l’UA a insisté qu’il ne s’agit pas d’un « plaidoyer en faveur d’une rupture avec la technologie ou de l’arrêt de son développement, mais il faut absolument fournir les efforts nécessaires pour suivre le rythme du développement suivant une perspective critique qui permettra éventuellement de bâtir des sociétés favorables à l’innovation technologique avec laquelle elles interagissent avec intelligence et discernement (…) ».
Le recteur a estimé qu’il est impératif de « construire des ponts entre les sciences de l’ingénierie et les sciences humaines », un défi que, selon ses termes, « l’Université antonine a décidé de relever. « À cette fin, notre université se prépare à lancer bientôt la faculté des arts et des sciences humaines dont l’activité de recherche se concentrera d’abord sur les enjeux que je viens d’évoquer. »

À l’occasion de la fête de Notre-Dame des Semences, l’Université antonine (UA) a célébré son 22e anniversaire sur son campus principal à Hadath-Baabda en présence d’un parterre de personnalités politiques, diplomatiques, religieuses, municipales, académiques, socioculturelles et médiatiques, du conseil de l’UA, ainsi que d’un grand nombre de cadres enseignants, des membres du corps administratif et des employés. Étaient présents, entre autres, aux côtés de l’abbé Maroun Bou Jaoudé, supérieur général de l’ordre antonin maronite, les députés Hikmat Dib et Alain Aoun, le général Clément Saad, chef des renseignements militaires au Mont-Liban, Éric Lebas, directeur de l’Institut français du Liban, Edoardo Crisaffulli, attaché culturel près l’ambassade d’Italie, Hervé Sabourin, directeur du...