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Marseille-Atletico : Payet-Thauvin, l’heure des stars a sonné

Europa League
OLJ
16/05/2018 | 00h00
Les caviars de Dimitri Payet et les patates de Florian Thauvin ont nourri toute la saison l’Olympique de Marseille. À la passe ou à la finition, ils sont très attendus pour créer l’exploit en finale d’Europa League, ce soir.
 « La star c’est l’équipe et personne d’autre », tente Rudi Garcia avant d’affronter l’Atlético Madrid, réponse logique d’un entraîneur mettant en avant le groupe. Mais les chiffres starifient bel et bien ses deux créateurs principaux. « Dim » pèse 10 buts et 22 passes décisives, « Flotov » 26 « pions » et 17 « assists ». À eux deux, ils sont directement impliqués sur 70 des 120 buts de l’OM cette saison ! Pas 75, car 5 sont cosignés (quatre passes décisives de Payet pour Thauvin). Alors Garcia lâche un compliment individualisé pour chacun. « Flo fait une saison magnifique, dit-il, et Dimitri, on l’a encore vu contre Nice (2-1, un but et une passe), il est pourri de talent, mais c’est aussi un capitaine qui tire son équipe vers le haut. »
Florian Thauvin aussi répond « collectif » quand on lui demande s’il sent une pression particulière sur lui pour cette finale à Lyon.
 « Non, pourquoi ? Le plus important ce ne sont pas les individualités, c’est l’équipe, il faut que tous ensemble on fasse un grand match », explique-t-il.

Concernés par la liste de Deschamps
 « Pour que les individualités ressortent il faut que le collectif soit très fort, deux, trois ou quatre joueurs seuls ne peuvent rien faire », insiste Thauvin. Mais il sort souvent du lot, comme contre Guingamp (3-3), vendredi, où il a égalisé à neuf contre onze. Mais dans ce même match il a aussi manqué de lucidité en bazardant une balle de 4-3, qui aurait fait du bien dans la course à la Ligue des champions, où l’OM reste derrière Lyon. Thauvin a des excuses, il a réussi un doublé en Bretagne, et il finit la saison fatigué, mais il faut encore du gaz pour cette grande finale.
Il n’a pas oublié que le sélectionneur Didier Deschamps a repoussé la publication de sa liste pour la Coupe du monde à demain, laissant aux Marseillais une dernière chance de le convaincre, si besoin.
Payet lui ne veut plus parler des Bleus, il a dit une fois pour toutes qu’il espérait toujours partir en Russie et que cela passait par ses performances en club, solaires depuis quelques mois.
Car si Flotov a donné quelques signes de fatigue, à Salzbourg par exemple (2-1 a.p.), le Réunionnais lui finit la saison en trombe, après avoir été gêné jusqu’en janvier par des pépins physiques.
Pour une petite alerte, le staff l’a ménagé à Guingamp, mais il est prêt à endosser la pression sur les stars de l’équipe. « C’est plutôt bon signe, estime-t-il, ça veut dire qu’on compte sur nous et qu’on peut faire la différence dans cette finale, je le prends plutôt positivement. »

Payet, « chambreur et quarterback »
Il ne se rêve pas pour autant en héros du match. « Coup franc direct, indirect, un but de la main, ce que vous voulez, énumère Payet. Là, c’est une finale, on prend tout, peu importe le but ou qui le marque. » Il tient plus à son rôle de lanceur de vannes en chef. « Dimitri, même dans le chambrage c’est le capitaine », s’amuse Maxime Lopez. Adil Rami le croque en deux mots : « Chambreur et quarterback, parce que c’est un des meilleurs passeurs européens. »
Tout fait cible pour la mitraillette Payet : un geste raté à l’entraînement, un tee-shirt pas assez tendance, une étrangeté d’élocution, du cheveu sur la langue de Valère Germain à l’accent anglais du « brozère » Aymen Abdennour.  « On a tendance à être chambreur jusqu’à l’entrée des vestiaires, admet-il, et je pense qu’il ne faut pas changer ces habitudes, c’est une finale mais ça reste un match. Le jouer avant ne serait pas une bonne chose. »De même, il ne faut pas se voir trop tôt soulever la Coupe d’Europe dans le ciel lyonnais. « On y pense, forcément, on en a envie, admet Payet, mais avant de la soulever il va falloir sortir un gros, gros match, parce que en face il y a un client très sérieux. » On n’a pas osé lui rappeler que le dernier capitaine à brandir une Coupe d’Europe était son sélectionneur...
Source : AFP

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