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Sport - Football – Laliga

Barça et Real, la saison de l’égalité parfaite ?

Les deux « plus grands clubs du monde » ont fait match nul (2-2) lors du clásico.

Le joueur vedette du Barça, Lionel Messi (au centre), marquant un but contre le Real dimanche, lors du clásico de LaLiga au stade Camp Nou de Barcelone. Le match s’est terminé sur un nul (2-2). Josep Lago/AFP

Éternels rivaux, le FC Barcelone et le Real Madrid mesurent leurs succès à l’aune des échecs de l’adversaire. Et à l’image d’un clásico échevelé dimanche (match nul, 2-2), la saison pourrait ne pas départager l’invincible Barça, auteur du doublé LaLiga/Coupe du roi, et l’indomptable Real, abonné aux finales européennes. Vaste débat !

Tous satisfaits et tous frustrés
Dans une rare communion de vue, Catalans et Madrilènes se sont réveillés hier avec le sentiment d’avoir réussi leur clásico, mais d’avoir manqué une belle occasion de prendre l’ascendant sur le rival de toujours. La faute à l’arbitrage controversé de Hernandez Hernandez, qui a mal jugé plusieurs faits de jeu. « Un grand clásico, un petit arbitre », a résumé le quotidien madrilène AS. Par bonheur, la LaLiga était déjà décidée en faveur du champion barcelonais. Mais « s’ils avaient joué le titre, ce serait un scandale », titrait en pleine page le journal sportif Marca.
Et tous d’appeler de leurs vœux l’introduction de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) en LaLiga, attendue dès la saison 2018-2019. « L’année prochaine, cela va changer et nous verrons comment se finira un match comme celui-ci », a commenté l’entraîneur merengue Zinédine Zidane, néanmoins un peu réservé sur cet outil susceptible de casser le rythme des rencontres.

Invincibilité record ou triplé historique
Si le Real a gagné la 1re manche en août (3-1, 2-0 en Supercoupe d’Espagne), si le Barça s’est vengé en décembre (3-0 au stade Bernabeu en LaLiga), la saison s’achève sur un nul en forme de pat, comme aux échecs. Le Barça n’a plus que trois matches à tenir pour être la première équipe espagnole à gagner la LaLiga sans perdre en 38 journées, une performance impressionnante de régularité. Mais le Real est en mesure de remporter sa 3e Ligue des champions d’affilée, le 26 mai en finale contre Liverpool, un triplé inédit depuis les années 1970 (Ajax Amsterdam puis Bayern Munich).
Qui, dès lors, aura réussi la campagne la plus mémorable ? « Ça dépend pour qui ! Le Barça a fait le doublé et c’est une belle année pour lui », a concédé le joueur madrilène Sergio Ramos. « Mais gagner la Ligue des champions a un petit plus, cela équivaut à ces deux titres, voire plus », a-t-il ajouté. Évidemment, les Catalans ne sont pas d’accord. Comme Zidane, qui a souvent estimé que conquérir la LaLiga était plus difficile que gagner la C1, l’entraîneur barcelonais Ernesto Valverde a souligné la difficulté d’être performant tous les week-ends d’août à mai. « La LaLiga te dit comment tu joues tout au long de l’année », a résumé le technicien, récemment confirmé dans ses fonctions alors que son contrat court jusqu’en 2019, avec une année supplémentaire en option. Le président Josep Maria Bartomeu, lui, a d’ailleurs décerné un bonne note. « Je mets une mention excellente à la saison du Barça, avec un 9/10. Nous sommes très contents du travail de Valverde et des joueurs », a dit hier le dirigeant du club catalan. Quant à Zidane, il a prolongé cette saison jusqu’en 2020 et il répète depuis plusieurs semaines qu’il se voit continuer l’an prochain. À raison de 8 trophées sur 12 possibles, sans compter un éventuel 9e fin mai, le palmarès lui donne raison...

Un été de grandes manœuvres ?
Dans la course aux honneurs et à la reconnaissance internationale, les deux autoproclamés « plus grands clubs du monde » devraient désormais poursuivre leur bataille... sur le marché des transferts. Avec des chiffres d’affaires prévisionnels de 690 millions d’euros et 897 millions d’euros, respectivement, le Real et le Barça peuvent à nouveau frapper fort, même si les Catalans ont anticipé cet hiver en investissant 160 millions d’euros (bonus compris) pour Philippe Coutinho.
La piste la plus chaude, côté Barcelone, concerne Antoine Griezmann. Bartomeu a reconnu hier avoir eu des contacts en octobre avec l’entourage de l’attaquant français de l’Atlético Madrid, dont la clause libératoire de 100 millions d’euros semble abordable. Au Real, Zidane est fidèle à son groupe, au point d’avoir refusé tout renfort cet hiver. Mais cela fait très longtemps, depuis James Rodriguez en 2014, que le Real n’a pas recruté de « galactique », accumulant un joli trésor de guerre. Le Real peut-il attirer Neymar dès cet été ? Le président Florentino Pérez n’a jamais caché rêver de recruter le Brésilien et la presse espagnole bruisse quotidiennement de rumeurs autour d’un éventuel transfert de la star du Paris SG. De quoi faire enrager le Barça, précédent club de Neymar (2013-2017)... et c’est peut-être là l’objectif du Real !

Source : AFP

Éternels rivaux, le FC Barcelone et le Real Madrid mesurent leurs succès à l’aune des échecs de l’adversaire. Et à l’image d’un clásico échevelé dimanche (match nul, 2-2), la saison pourrait ne pas départager l’invincible Barça, auteur du doublé LaLiga/Coupe du roi, et l’indomptable Real, abonné aux finales européennes. Vaste débat ! Tous satisfaits et tous frustrésDans une rare communion de vue, Catalans et Madrilènes se sont réveillés hier avec le sentiment d’avoir réussi leur clásico, mais d’avoir manqué une belle occasion de prendre l’ascendant sur le rival de toujours. La faute à l’arbitrage controversé de Hernandez Hernandez, qui a mal jugé plusieurs faits de jeu. « Un grand clásico, un petit arbitre », a résumé le quotidien madrilène AS. Par bonheur, la LaLiga était...
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