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Londres soutient la force d'intervention européenne pour exister après le Brexit

Le Royaume-Uni soutient l'initiative française d'une force commune d'intervention européenne, car elle lui permettra d'instaurer un "partenariat approfondi" avec l'Union européenne après le Brexit, a affirmé samedi à l'AFP le ministre britannique de la Défense Richard Curzon.

"L'initiative française contribuera certainement à la réalisation de ce que nous recherchons, à savoir un partenariat approfondi et spécial avec nos collègues européens en matière de défense et de sécurité", a-t-il expliqué à son arrivée à une réunion informelle avec ses homologues européens à Sofia, consacrée à la coopération structurée permanente dans les domaines de la sécurité et de la défense (CSP ou PESCO en anglais).

"Nous avons hâte de nous asseoir avec nos collègues français pour examiner les idées qu'ils ont formulées en vue d'un système de sécurité et de défense plus efficace et plus intégré à travers l'Europe. Nous pensons qu'il a un vrai rôle à jouer", a-t-il ajouté.

L'initiative française suscite des réserve au sein de l'UE et des inquiétudes à l'Otan. Les Américains redoutent que certaines opérations européennes privent l'Alliance de ressources.

Neuf pays de l'UE soutiennent Paris: l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark et l'Estonie.

La ministre française de la Défense Florence Parly a défendu ce projet samedi lors d'un entretien privé avec la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini avant le début de la réunion informelle de Sofia, ont indiqué ses collaborateurs.

La décision des Britanniques de quitter l'Union européenne et les incertitudes sur la politique étrangère du président américain Donald Trump ont relancé l'Europe de la défense, en sommeil depuis dix ans.

Le projet de budget européen pour la période 2021-2027, présenté mardi par la Commission européenne, alloue 13 milliards d'euros sur la période pour le fonds destiné à co-financer des projets de défense montés en coopération par les Etats membres et 6,5 milliards d'euros pour améliorer les infrastructures utilisables pour les déplacements des armées dans l'UE. Mais la PESCO, signée par 25 Etats membres, n'est pas suffisante pour la France, car elle ne permet pas d'intervention militaire européenne hors des structures existantes de l'UE et de l'Otan.

L'Initiative Européenne d'Intervention doit permettre de "réagir à une menace dans le voisinage immédiat de l'UE, notamment au sud", avait souligné Mme Parly en février lors de la conférence annuelle sur la sécurité à Munich.

La Force voulue par la France pose toutefois la question du rôle dévolu aux groupements tactiques créés par l'UE pour lui permettre de réagir avec des moyens militaires adaptés face à une situation de crise au-delà de ses frontières.

Une autre inconnue réside dans la volonté de l'Allemagne d'engager ses forces armées hors d'Europe et sans mandat des Nations Unies. Berlin a soutenu les frappes ciblées menées en Syrie par les Etats-Unis, la France et le Royaume Uni, mais n'a pas voulu participer à l'opération.


Le Royaume-Uni soutient l'initiative française d'une force commune d'intervention européenne, car elle lui permettra d'instaurer un "partenariat approfondi" avec l'Union européenne après le Brexit, a affirmé samedi à l'AFP le ministre britannique de la Défense Richard Curzon.

"L'initiative française contribuera certainement à la réalisation de ce que nous recherchons, à...