L'occupation de l'Ecole normale supérieure (ENS) de Paris par des opposants à une nouvelle loi a pris fin et les cours reprendront lundi, a indiqué vendredi la direction de l'une des écoles les plus prestigieuses et les plus sélectives de l'enseignement supérieur français.
Les occupants, qui avaient investi les lieux mercredi soir, "sont repartis peu à peu, sans qu'il soit nécessaire de faire intervenir dans l'école les forces de police" et l'ENS "n'est plus occupée depuis jeudi soir", précise la direction dans un communiqué.
Les cours et conférences reprendront lundi dans cette école de renom, créée sous la Révolution et installée en plein Quartier latin, qui a eu parmi ses étudiants les philosophes Henri Bergson, Jean-Paul Sartre ou encore Michel Foucault.
Des forces de police s'étaient déployées jeudi devant l'établissement afin d'en "réguler l'accès". Mercredi en fin d'après-midi, "un colloque intempestif", selon les mots de la direction, avait rassemblé près de 800 personnes, majoritairement extérieures à l'établissement. Ensuite, "quelques centaines de personnes ont refusé de quitter l'école", envahissant "une bonne partie des locaux historiques" pour protester contre la loi sur l'université, au coeur du blocage de plusieurs établissements en France.
Des dégâts importants ont été commis, avait déploré la direction jeudi, qui citait des "tags", notamment sur un monument aux morts, la "destruction d'équipements de sécurité", des "salles de cours forcées et squattées".
Trois des 73 universités françaises restent totalement bloquées après plusieurs semaines de mobilisation contre la loi Vidal, accusée par ses détracteurs d'instaurer une sélection déguisée à l'entrée des universités.
Les occupants, qui avaient investi les lieux mercredi soir, "sont repartis peu à peu, sans qu'il soit nécessaire de faire intervenir dans l'école les forces de police" et l'ENS "n'est plus occupée depuis jeudi soir", précise la direction dans un communiqué.
Les cours et conférences reprendront lundi dans cette école de renom, créée sous la Révolution et installée en plein Quartier latin, qui a eu parmi ses étudiants les philosophes Henri Bergson, Jean-Paul Sartre ou encore Michel Foucault.
Des forces de police s'étaient déployées jeudi devant...


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir