Rechercher
Rechercher

Agenda - Santé

Des cas de gale dans une école publique à Abra au Liban-Sud

Après avoir rapporté plusieurs cas de gale parmi des écoliers syriens et libanais à l’école publique de Abra, près de Saïda, au Liban-Sud, l’établissement a été fermé pour trois jours, a déclaré hier le ministre de l’Éducation, Marwan Hamadé, avant le début du Conseil des ministres. Il a souligné que les médicaments nécessaires ont été envoyés à l’établissement pour traiter les enfants atteints.
« Il n’y a pas lieu de s’affoler, nous avons toujours recensé des cas de gale », insiste Randa Hamadé, chef du département de soins de santé primaires et directrice du Programme national de vaccination au ministère de la Santé. Contactée par L’Orient-Le Jour, elle explique que « la gale est une maladie de peau étroitement liée au manque d’hygiène surtout personnelle et à la surpopulation ». « C’est une maladie extrêmement contagieuse, d’autant que les élèves sont en contact étroit les uns avec les autres, ajoute-t-elle. La solution ne consiste toutefois pas à mettre les enfants atteints de la maladie en quarantaine, mais à adopter les critères d’hygiène personnelle et à appliquer sur une peau propre le médicament que le ministère de la Santé a déjà envoyé à l’école. D’ailleurs, la responsable médicale du caza a été dépêchée à l’école pour expliquer aux enfants comment utiliser le médicament et à l’école les mesures à prendre pour éviter que d’autres élèves ne soient contaminés. »
Insistant sur le fait que « l’hygiène personnelle reste la principale barrière à la gale », Mme Hamadé explique que le ministère de la Santé n’a pas les moyens de faire un contrôle dans tous les établissements scolaires. « Il intervient lorsque des cas de gale sont signalés », précise-t-elle. Et de poursuivre : « Des contrôleurs de santé relevant du ministère de la Santé ont la mission d’initier de manière hebdomadaire les enfants aux mesures d’hygiène personnelle à adopter. En ce qui concerne les établissements scolaires, ils sont appelés à garder l’enfant atteint de gale ou de poux loin des autres élèves pour éviter qu’ils ne soient contaminés. »
Dans un communiqué, le ministère de la Santé a précisé qu’il coordonne avec les organisations onusiennes responsables des réfugiés syriens pour un contrôle conjoint des lieux de résidence des enfants atteints de la maladie.
De son côté, le directeur pédagogique au Liban-Sud, Bassem Abbas, a déclaré que « l’établissement a été fermé et les parents sommés de ne pas envoyer leurs enfants jusqu’à ce qu’ils reçoivent le traitement nécessaire ». « Une réunion a été tenue avec le mohafez du Liban-Sud Mansour Daou et le directeur de l’école Antoine Smia pour prendre les mesures nécessaires, empêcher la propagation de la gale parmi les autres élèves et interdire à tout élève atteint de la maladie l’accès à l’établissement scolaire jusqu’à sa guérison », a-t-il dit.

Après avoir rapporté plusieurs cas de gale parmi des écoliers syriens et libanais à l’école publique de Abra, près de Saïda, au Liban-Sud, l’établissement a été fermé pour trois jours, a déclaré hier le ministre de l’Éducation, Marwan Hamadé, avant le début du Conseil des ministres. Il a souligné que les médicaments nécessaires ont été envoyés à l’établissement pour traiter les enfants atteints.« Il n’y a pas lieu de s’affoler, nous avons toujours recensé des cas de gale », insiste Randa Hamadé, chef du département de soins de santé primaires et directrice du Programme national de vaccination au ministère de la Santé. Contactée par L’Orient-Le Jour, elle explique que « la gale est une maladie de peau étroitement liée au manque d’hygiène surtout personnelle et à la...