Frappes meurtrières en Syrie: Washington accuse la Russie
AFP /
le 08 avril 2018 à 08h11
Les Etats-Unis ont condamné dimanche les frappes des forces syriennes contre le dernier groupe rebelle dans la Ghouta orientale, près de Damas, et ont estimé que la Russie portait la responsabilité de cette attaque en raison de son "soutien sans faille" au régime du président Bachar el-Assad.
Ces frappes ont tué 70 civils en vingt-quatre heures. L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (0SDH) a fait état de dizaines de cas de suffocation, dont certains ont entraîné la mort à Douma, ultime poche rebelle aux portes de la capitale.
Des Casques blancs, secouristes en zones rebelles, ont dénoncé un recours au "gaz de chlore toxique", ce qui a été immédiatement démenti par les médias d'Etat syriens.
"Ces informations, si elles sont confirmées, sont terrifiantes et exigent une réponse immédiate de la communauté internationale", a affirmé dans un communiqué la porte-parole du Département d'Etat Heather Nauert. "Le régime d'Assad et ses soutiens doivent être tenus responsables, et toute nouvelle attaque doit être empêchée immédiatement", a-t-elle poursuivi.
"La Russie, avec son soutien sans faille au régime, porte la responsabilité finale de ces attaques brutales", a-t-elle ajouté. Selon elle, "la protection apportée par la Russie au régime d'Assad et son échec à empêcher l'utilisation d'armes chimiques met en question son engagement à résoudre la crise dans son ensemble".
Les forces du régime de Bachar el-Assad ont déjà reconquis 95% des zones rebelles de la Ghouta, à la faveur d'un pilonnage meurtrier initié le 18 février mais aussi d'accords d'évacuation parrainés par son indéfectible allié russe.
Les Etats-Unis ont condamné dimanche les frappes des forces syriennes contre le dernier groupe rebelle dans la Ghouta orientale, près de Damas, et ont estimé que la Russie portait la responsabilité de cette attaque en raison de son "soutien sans faille" au régime du président Bachar el-Assad.Ces frappes ont tué 70 civils en vingt-quatre heures. L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (0SDH) a fait état de dizaines de cas de suffocation, dont certains ont entraîné la mort à Douma, ultime poche rebelle aux portes de la capitale.Des Casques blancs, secouristes en zones rebelles, ont dénoncé un recours au "gaz de chlore toxique", ce qui a été immédiatement démenti par les médias d'Etat syriens."Ces informations, si elles sont confirmées, sont terrifiantes et exigent une réponse immédiate de la communauté...
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