Un haut responsable kurde a émis l'hypothèse mercredi d'opérations conjointes entre les Forces démocratiques syriennes (FDS) et le gouvernement irakien à la frontière entre les deux pays contre le groupe Etat islamique (EI).
"L'Irak est un pays voisin et souffre également du terrorisme de Daech (acronyme arabe de l'EI)", a dit Aldar Xelil, co-président de la Société libre démocratique Tev-Dem, dans une interview téléphonique accordée à Reuters.
"Daech est présent dans des zones communes entre nous et cela ouvre la possibilité de réunir les conditions ouvrant la voie à des actions conjointes contre Daech", a-t-il ajouté.
Les FDS, principaux alliés de la coalition dirigée par les Etats-Unis contre le groupe Etat islamique en Syrie, ont mis de côté les opérations contre l'EI depuis que la Turquie a lancé une offensive dans l'enclave d'Afrine, dans le nord de la Syrie, afin d'en chasser les combattants kurdes.
L'armée turque a annoncé fin mars qu'elle contrôlait totalement la région d'Afrine et les Kurdes des YPG ont annoncé parallèlement qu'ils entraient dans une nouvelle phase de guérilla dans le nord-ouest de la Syrie.
D'après Aldar Xelil, ce revirement tactique, sans confrontation directe, va permettre d'envoyer des combattants pour lutter contre le groupe Etat islamique.
"Le nombre (de combattants) a beaucoup réduit (...) Le surplus se rendra dans d'autres zones pour renforcer la défense de ces zones" contre l'EI et "toute autre menace", a-t-il expliqué.
"Après Afrine, Daech s'est rétabli et a commencé à se renforcer dans la région, profitant beaucoup du vide (...) C'est un danger auquel nous pensons et nous essayons de trouver les moyens adaptés contre l'expansion de Daech", a-t-il ajouté.
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Les Kurdes syriens évoquent l'idée d'opérations anti-EI avec l'Irak
Reuters / le 04 avril 2018 à 18h45

