Nicolas Sarkozy a fait savoir jeudi par ses avocats qu'il contestait son renvoi en correctionnelle pour l'affaire dite des écoutes alors que sa requête en nullité de la procédure n'a pas encore été examinée.
Selon une source proche du dossier, l'ex-chef d'Etat, son avocat Thierry Herzog et l'ancien avocat général à la Cour de cassation Gilbert Azibert sont renvoyés pour "corruption" et "trafic d'influence" devant un tribunal correctionnel, comme l'avait demandé le Parquet national financier (PNF).
Aussitôt l'information connue, les avocats de Nicolas Sarkozy, Pierre Haik et Jacqueline Laffont, ont fait savoir dans un communiqué qu'il ferait "valoir ses droits" en saisissant la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris.
Selon ses avocats, Nicolas Sarkozy a eu connaissance pratiquement en même temps de son renvoi en correctionnelle et de sa convocation le 25 juin par la chambre de l'instruction pour examiner sa requête en nullité.
"Est-ce parce que Nicolas Sarkozy est partie à la procédure qu'une telle incongruité judiciaire est possible ? Est-ce parce que les deux magistrats anticipent un rejet du recours avant même que la chambre d'instruction ait statué ?" demandent-ils.
Les juges soupçonnent l'ex-chef de l'Etat d'avoir proposé de faciliter une promotion à Monaco de Gilbert Azibert, en échange de renseignements sur l'avancée d'une autre procédure.


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