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Turquie: un journaliste remis en liberté conditionnelle

Un tribunal turc a ordonné vendredi soir la remise en liberté conditionnelle du journaliste Sahin Alpay, après que la Cour constitutionnelle eut estimé que sa détention depuis plus d'un an et demi constituait "une violation de ses droits".
Le tribunal a assorti la libération conditionnelle de M. Alpay à une mesure d'assignation à résidence avec contrôle judiciaire, a rapporté l'agence de presse étatique turque Anadolu, ajoutant que le journaliste était sorti de prison tard vendredi.
Cette décision survient après que la Cour constitutionnelle turque a estimé plus tôt vendredi que la détention de ce journaliste arrêté quelques jours après le putsch manqué du 15 juillet 2016 constituait une "violation de ses droits".

La Cour constitutionnelle avait rendu un arrêt similaire en janvier sur M. Alpay ainsi qu'un autre journaliste incarcéré, Mehmet Altan, mais un tribunal de première instance avait ignoré de façon inédite cette décision.
Le gouvernement avait alors soutenu ce tribunal et critiqué la Cour constitutionnelle, provoquant l'indignation en Turquie, où l'érosion de la liberté de la presse et de l'indépendance de la justice est régulièrement dénoncée par les ONG.
Sahin Alpay, 73 ans, est un ancien chroniqueur du quotidien Zaman, fermé pour ses liens avec le prédicateur Fethullah Gülen, accusé par Ankara d'être le cerveau du putsch manqué. Installé aux Etats-Unis, M. Gülen nie toute implication.
La remise en liberté conditionnelle du journaliste vendredi survient alors que la Cour européenne des droits de l'Homme doit publier mardi son propre arrêt sur le cas de MM. Alpay et Altan, qui se sont tournés vers elle après le non-respect de l'arrêt de la Cour constitutionnelle turque en janvier.
Cette affaire a renforcé l'inquiétude des défenseurs des libertés au sujet de la situation de l'état de droit en Turquie qui s'est dégradée au cours des dernières années, notamment depuis la tentative de coup d'Etat de 2016.
Le putsch manqué a été suivi de purges d'une ampleur sans précédent qui visent tous les secteurs, de la justice à la presse, en passant par le monde enseignant et les milieux prokurdes.
Plus de 55.000 personnes ont été arrêtées et plus de 140.000 limogées ou suspendues dans le cadre de l'état d'urgence qui a été décrété après le putsch manqué et est toujours en vigueur.

Un tribunal turc a ordonné vendredi soir la remise en liberté conditionnelle du journaliste Sahin Alpay, après que la Cour constitutionnelle eut estimé que sa détention depuis plus d'un an et demi constituait "une violation de ses droits".Le tribunal a assorti la libération conditionnelle de M. Alpay à une mesure d'assignation à résidence avec contrôle judiciaire, a rapporté l'agence de presse étatique turque Anadolu, ajoutant que le journaliste était sorti de prison tard vendredi.Cette décision survient après que la Cour constitutionnelle turque a estimé plus tôt vendredi que la détention de ce journaliste arrêté quelques jours après le putsch manqué du 15 juillet 2016 constituait une "violation de ses droits".La Cour constitutionnelle avait rendu un arrêt similaire en janvier sur M. Alpay ainsi qu'un autre...